[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Concert > POP MONTRÉAL 2014 : Partie 4

Le dernier mot

POP MONTRÉAL 2014 : Partie 4

Du 17 au 21 septembre 2014, Montréal

vendredi 26 septembre 2014, par Pascal Dumont-Julien

J’adore Pop Montréal. Pourquoi ? Parce que Pop Montréal est une célébration de la musique incarnée dans une réalité locale ; on célèbre aussi notre ville, ses salles de spectacles et ses artistes. L’offre est diversifiée, les billets disponibles et les prix abordables. Le placement publicitaire et la vente de bière sont présents, mais c’est la musique et ses artisans qui occupent la première place.

Idgy Dean @ Balattou / Photo Émilie Gagné

Symposium Steve Albini / Howard Bilerman, Passwords et Big Brave

Par un mercredi soir pluvieux, mon amie photographe Émilie Gagné (33mag, Soundbeat, Par la bande, 10kilos.us) et moi arrivons aux Quartiers Pop situés dans l’ancienne École des Beaux-Arts. Après un bain de foule et une visite rapide du majestueux édifice, on amorce le Pop 2014 avec une discussion entre les réalisateurs Steve Albini (Pixies, Nirvana, Shellac) et Howard Bilerman (Arcade Fire, Godspeed, Peter Peter). Ce qu’on en retient : le punk n’est pas une esthétique, mais une attitude, c’est-à-dire faire à sa tête et aller au bout de ses idées, même si on a peu ou pas de moyens ; le réalisateur n’est pas là pour exploiter l’artiste, ni pour lui dire quoi faire, sa tâche est plutôt de capturer son travail afin de produire le meilleur album possible ; la paresse est la mère de l’innovation ; si un album n’est pas terminé en deux semaines, quelqu’un n’a pas fait son travail (sic). On en prend, on en laisse, mais Steve Albini est une légende et on est bien content de l’avoir devant nous.

Big Brave @ L’Esco / Photo Émilie Gagné

La discussion entre les deux vieux compères dérivant vers la vie de famille, on se dirige vers le Patro Vys pour voir Passwords. Le groupe d’Emmanuel Éthier (Jimmy Hunt, Cœur de Pirate, Bernhari) a fait paraître Foreign Pleasures en début d’année, EP alliant le disco funk (Initiation to Love) à des mélodies eighties (Human Sacrifice). En concert, le groupe a une sonorité plus lourde et allonge les solos Cock Rock. Malgré les petits amplis des deux guitaristes, les haut-parleurs de la salle crachent plus de décibels que Le Patro Vys ne peut en contenir. La prestation terminée, on file en vitesse à l’Esco pour Big Brave. Slow Heavy, Post Stoner ou New Emo ? Peu importe la dénomination du style, c’est l’exploitation des silences et des atmosphères qui fait de ce groupe un des plus intéressants de la scène rock montréalaise. Sachant que rester pour Toast Dawg (Payz Play, Atach Tatuq, Loud Lary Ajust) signifie se coucher très tard et très abîmé, on décide de garder nos forces pour demain.

Idgy Dean, Petra Glynt, Boyhood, Mathématique et Hag Face

Le jour deux commence dans un Balattou presque vide avec Idgy Dean, jeune « One woman band » brooklynoise. Remplaçant l’habituel ordinateur par un échantillonneur, des pédales d’effets et une console, la chanteuse-guitariste est à la fois charmante et impressionnante par sa maîtrise technique. La performance terminée, on se flex à La Vitriola pour la confuse mais charismatique Petra Glynt. Avec des machines, des percussions et une mise en scène colorée, la Torontoise nous immerge dans un délire tribal psychédélique. On transit ensuite vers l’Esco pour Boyhood, artiste au style située entre le Grunge, le Dark Wave et le Sixties Garage. La musique est excellente, mais la présence sur scène est nulle. Des exemples ? Le claviériste lit ses textos entre les pièces et l’ensemble du groupe, à part le bassiste peut-être, arbore une face de lundi matin au bureau après un gros weekend. On écoutera donc à la maison.

De retour à La Vitriola pour Mathématique, geekette jouant la carte mignonne un peu sketch. Elle appuie sur les touches de son ordinateur pendant que des images de style Clipart / Windows 98 sont projetées derrière elle. La musique est intéressante, mais la performance laisse un arrière-goût de karaoké. Un dernier arrêt à l’Esco pour Hag Face, question de se faire détruire les tympans par quatre fausses blondes avec du maquillage noir coulant. Du gros punk garage sale après un show de laptop, ça fait toujours du bien ! C’est donc avec les oreilles qui saignent qu’on retourne à la maison cuver notre soirée.

Hag Face @ L’Esco / Photo Émilie Gagné

Organ Mood et Jimmy Hunt

Soirée très spéciale pour le jour trois de Pop Montréal car Jimmy Hunt et Organ Mood investissent la magnifique église au toit rouge (St-John-The-Evangelist). En première partie, les synthétiseurs de Christophe Lamarche-Ledoux (Rock Forest, Jimmy Hunt, Passwords) résonnent dans les voûtes de l’église pendant que les rétroprojections sur acétates manipulés par Mathieu Jacques altèrent les croisées d’ogives du plafond. Les spectateurs, assis lors de la performance du premier groupe, se lèvent lorsque Jimmy Hunt arrive sur scène. Celle-ci n’étant pas surélevée, on perd les musiciens de vue. Peu importe, on ferme les yeux pour mieux s’abandonner à la majestueuse acoustique de la salle. Les pièces de l’album Maladie d’amour sont jouées avec émotion et précision, on plane en hauteur. Complètement envoutés par ce concert exceptionnel, on retourne tranquillement à la maison, question de conserver encore un peu de ses échos.

Jimmy Hunt @ St-John-The-Evangelist / Photo Émilie Gagné

ALBUM PHOTO COMPLET POP MONTRÉAL 2014 !

Encore une fois, l’équipe de Pop Montréal nous a offert une expérience exceptionnelle cette année. Gros merci à Sarah Shoucri et à Émilie Gagné pour les fantastiques photos.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0