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The Unicorns : Nostalgie

POP MONTRÉAL 2014 : Partie 3

Du 17 au 21 septembre 2014, Montréal

mercredi 24 septembre 2014, par Émile Foucher

Dimanche soir au Métropolis, pour la grande finale de Pop Montréal, la formation montréalaise The Unicorns, composée de Alden « Ginger » Penner, Nick « Diamonds » Thorburns et de Jamie Thompson, se reformait, l’instant d’une soirée, afin de boucler la boucle d’une aventure débutée il y a maintenant plus de 10 ans.

Les Unicorns, groupe n’ayant fais paraître qu’un seul album au début du millénaire : Who Will Cut Our Hair When We’re Gone ?, a déjà atteint le statut de groupe mythique de la culture indie, au même titre qu’Arcade Fire, Wolf Parade, ou encore Malajube, avec l’émergence d’Internet et qui ont permis à Montréal d’atteindre un statut d’envergure en matière de création musicale.

Dimanche soir, les Jellybones, Sea Ghost et Child Star ont fait renaitre l’énergie de l’époque, sous les projections d’inspiration « Windows 98 », au grand plaisir des fans, costumés pour certains, qui s’en donnaient à cœur joie sur le parterre du Métropolis.

Avec ses guitares fébriles, ses oscillateurs entrainants et son énergie débridée, les Unicorns proposent des hymnes pop éclatées, aux textes existentiels, teintés d’ironies, où l’aspect bordélique des compositions permet des performances uniques, parfois décousues, mais remplies d’autodérision ; un aspect trop souvent négligé par la majorité des groupes d’aujourd’hui.

Si tout le monde semblait nager en plein bonheur au moment de cette ultime performance, il fallait néanmoins être initié à l’univers chaotique des licornes pour en apprécier pleinement la musique. La soirée avait des allures de nostalgie, et si Who Will Cut Our Hair When We’re Gone, reste un album marquant de sa décennie, il témoigne d’une l’époque où la culture de l’indie était synonyme d’hors-normes et de marginalité, ce qui a bien évolué depuis. La pertinence d’un possible retour des Unicorns, avec du nouveau matériel, est alors remise en doute ; espérons que ce retour éphémère n’ait été qu’une chance inespérée de s’enthousiasmer devant nos licornes préférées.

Ava Luna

Collectif originaire de Brooklyn, cette formation a offert une performance surprenante, samedi soir, dans une Casa Del Popolo bondée. Oeuvrant dans l’indie pop criard et fougueux, penser à un Dirty Projectors sous l’acide ou à un San Fermin moins poli, Ava Luna est une véritable décharge pop qui s’emballe aux sons des guitares grinçantes et des harmonies vocales théâtrales. Avec déjà trois albums à leur actif, dont le récent Ice Level, Ava Luna est définitivement un groupe à surveiller de près.

Photo : Cindy Lopez

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