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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Retour sur les jours 1, 2, 3 et 4

POP MONTRÉAL 2011

Du 21 au 25 septembre 2011, Montréal

lundi 26 septembre 2011, par Nicolas Pelletier

Mercredi le 24 septembre – jour 1

En cette première soirée de la 10e edition du festival Pop Montréal, plusieurs excellentes formations au menu : Monogrenade à minuit, Japandroids au Divan Orange et bien sûr Arcade Fire au Métropolis. Comme ceux-ci joueront gratuitement en extérieur le lendemain, on se concentrera sur d’autres formations à découvrir.

LIAM FINN O Patro Vys, 21 sept 2011

Il est de ces spectacles qu’on sait mémorables sur le coup. Celui de Liam Finn, par son énergie, sa virtuosité et sa versatilité sur plusieurs instruments marquera la 10e edition de Pop Montreal voire de l’année 2011 à Montréal. Certes nous n’étions qu’une centaine de chanceux (ou de connaisseurs ?) à apprécier les excellentes chansons pop rock du Néo-Zélandais. Le gars a grandit dans une famille musicale et ca paraît : il compose des petits bijoux qui sont à la fois perles pop et bombes de psyché rock, comme si M et dEUS s’unissaient. Du calibre de The National sans hésiter ! Wow

Liam Finn est un musicien accompli autant sur disque que sur scène, qu’on se le dise !

IRA LEE A la Mission Santa Cruz, 21 sept 2011

Toujours aussi hilarant, charmant et hyperactif, le rappeur Ira Lee est devenu un super chanteur qui a maintenant beaucoup de soul dans sa voix. C’est la facette qui lui manquait : Lee est non seulement drôle et a un flow archi solide (il a toujours eu ces deux éléments), il peut maintenant donner plusieurs couleurs à ses vers, rendant son rap plus soul que jamais. Bel upgrade ! Accompagné sur scène par DJ Emoh de Boston, Ira Lee est plus solide que jamais.

THE BREEZES Café campus, 21 sept 2011

Ce band ne passera pas à l’histoire pour la qualité de ses chanteurs, qui, malgré le fait que 3 des 4 membres aient occupé le micro durant leur court set sur Prince-Arthur, aucun n’a vraiment une bonne voix. L’énergie est bonne, avec de bons refrains bondissants ici et là, sans plus...

Jeudi le 22 septembre - jour 2

Jeudi soir, ce fut plus simple : on n’avait qu’à se présenter à la Place des Festivals puis frayer son chemin parmi les quelques 100 000 personnes venues voir Arcade Fire qui proposaient un spectacle gratuit pour leurs fans au retour d’une tournée mondiale.

Retournant l’ascenseur au festival Pop Montréal qui les avait lancés il y a 8 ans avec un premier concert (à l’Armée du Salut !), on ne peut qu’applaudir l’éthique de ces musiciens. De plus, Arcade Fire ont profité de la masse de fans réunis pour l’occasion pour organiser une levée de fonds pour KANPE dont le but est d’aider à rebâtir Haïti. Une cause à laquelle le groupe croit fermement, notamment Régine Chassagne, ses parents y étant nés. Bravo !

Côté musique, Arcade Fire a livré la marchandise avec un spectacle intense, comme toujours, efficacement mis en scène. La qualité sonore était assez mauvaise pour ceux et celles qui se tenaient debout vers la rue Ste-Catherine : le son bondissait sur les édifices créant un dédoublement du rythme et une masse qui devenait brouillonne. Mais selon le témoignage de spectateurs placés plus au devant de la mer humaine, c’etait une question de position et non la faute du groupe ni de ses ingénieurs du son.

Cette soirée illustrait ce que Montréal a de meilleur : un excellent band composés de filles et de gars d’ici et d’ailleurs, s’exprimant dans les deux langues. Avant eux, Karkwa, l’un de nos groupes rock franco les plus exportables (avec Malajube) dans les marchés anglophones , ont offert une solide prestation, comme à leur habitude, mettant en valeur le contraste entre douceur et puissance, leur marque de commerce. Karkwa est l’un des rares (le seul ?) groupes francophones à avoir gagné le Prix Polaris du meilleur disque canadien, basé sur des critères de créativité et de diversité. Avec Arcade Fire qui l’a remporté cette année pour The Suburbs, nous avions sur scène gratuitement les deux meilleurs groupes canadiens des deux dernieres années. Quand même ! Le DJ Kid Koala, lui aussi une référence au niveau mondial, avait débuté la soirée à 19h. Montréal peut être fière de ses talents !

Vendredi le 23 septembre - jour 3

Devant la panoplie de choix de concerts offerts à tous les soirs à Pop Montréal, il faut faire des choix déchirants. La logistique des déplacements d’un lieu à l’autre aide à prendre ces décisions. Ainsi, nous avons mis une croix sur Caroline Keating (qui jouait à la Tour Prisme) et Stephen Malkmus (à l’autre bout de la ville, au Théâtre Corona) pour opter pour les excellents Tune-Yards à la Fédération Ukrainienne.

Une chaleur torride règnait dans l’ancienne église du Mile End où spectateurs enthousiastes et musiciens émus par leur réponse intense dégoulinèrent de joie à l’écoute de la dynamique Merill. Cette incroyable musicienne touche-à-tout a le DIY dans la peau : batteuse, guitariste et chanteuse, son assurance sur chaque instrument est impressionnante. C’est toutefois au niveau vocal que la musicienne de Nouvelle-Angleterre nous laisse tous bouche bée. Déjà à l’état naturel, sa voix est puissante, d’influences africaine et soul mélangées. Une phare ! Et lorsqu’elle se met à créer des boucles avec plusieurs couches de chant, ca devient exponentiellement intéressant. Une artiste à découvrir autant sur scène que sur disque.

En début de soirée, c’est 12 courts films autour des 12 chansons du plus récent album de la toujours brillante PJ Harvey qui nous a menés au Quartier Général de Pop Montréal situé dans l’ancienne École des Beaux-Arts, rue St-Urbain un peu au nord de Sherbrooke.

Ces 12 clips montrent une Angleterre brumeuse et grise, mais aussi très belle, ainsi que des portraits de personnages fiers et attachants. La musique de son 9e album, acclamée dès sa sortie (Prix Mercury de la meilleure artiste de l’année) y prenait tout son sens. La belle Anglaise y dévoile son Angleterre à elle, bien loin du swinging London, dans ce qui est peut-être, au fond, son oeuvre la plus personnelle, par ricochet.

Entre les deux événements, un tour au Rialto était un must. Pas seulement pour Hôtel Morphée (qui s’en sont pas mal bien sortis) ni pour Jean Leloup et ses décevants Last Assassins mais pour retrouver cette mythique salle, l’une des plus belles de Montréal. Avec ses plafonds aux dorures impressionantes et son balcon dominant, le Rialto est un plaisir pour les yeux !

L’énergie nous a manqué pour aller faire un tour à minuit à la Sala Rossa pour y voir R. Stevie Moore, un Texan qui ne sort que très rarement de sa tannière, mais on s’en garde pour samedi et dimanche soirs...

Samedi le 24 septembre

MARIE-JO THÉRIO A la Fédération Ukrainienne

La plus théâtrale de nos chanteuses est une artiste intense dans ses interprétations souvent magistrales. Mais elle ne joue pas à l’artiste mystérieuse, elle se montre aussi attachante, vulnérable, intime tout en restant assez expressive pour qu’on ne veuille manquer aucun de ses gestes. (A) Quelque part entre Diane Dufresne et Nick Cave, Marie-Jo Thério est l’une des grandes artistes par son talent mais aussi sa façon d’être unique.

BY DIVINE RIGHT O Patro Vys

En formation trio guitare-basse-batterie, les compositions de Jose Contreras manquent cruellement de variété : on a un peu l’impression qu’elles sont toutes pareilles, que la mélodie vocale est presque identique d’un morceau à l’autre. Optant souvent pour des arrangements très rock, voire bruyants, BDR cache ses qualités, soit la belle voix mélodieuse de son leader et ses hooks accrocheurs. Dommage...

A suivre !

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