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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Hymne à la joie

POLYPHONIC SPREE

Mardi le 3 juillet dernier au Spectrum de Montréal

jeudi 5 juillet 2007, par Jean-François Rioux

La soirée du 3 juillet restera marquée dans la mémoire des quelques 250 personnes qui se sont déplacées pour voir Tim DeLaughter et la vingtaine de musiciens qui l’accompagnait. La petite foule s’impatientait de voir le premier concert de Polyphonic Spree à Montréal, ce qui soulignait également un retour sur les planches du Spectrum pour l’ex-leader de Tripping Daisy. Attendant d’un œil distrait les premières notes, mon regard fut dirigé vers la scène où les paroles d’une pièce de Lennon (Gimme some truth) défilaient sur le rideau rouge, simultanément avec la chanson. Le ton était donné : un concert avec un message politique anti-Bush clair, fièrement répété par DeLaughter tout au long de la prestation. Ça n’aura pris qu’une seule pièce pour me faire bondir de ma chaise et me précipiter vers le devant de la scène où le public s’entassait comme une famille, l’énergie et la frénésie régnaient autant sur scène que devant. Les confettis explosaient dans les airs, la musique s’emballait avec l’intensité des cuivres, des cordes et de la petite chorale qui accompagnait son leader et frisait agréablement les tympans. Pendant une heure, la troupe a vidé ses tripes sur scène en enchaînant de grandes compositions. Le groupe texan qui vient à peine de lancer The fragile army était costumé en soldats et les quelques mises en scènes ont ajouté l’étincelle. Voilà que Tim et sa bande nous reviennent pour un rappel, les membres arrivent en toges blanches par l’arrière de la salle, à l’insu de tous. La surprise fait sauter les amateurs encore sur place et le gourou de cette commune symphonique nous prévient que la soirée est loin d’être finie ! Après plusieurs confettis, une reprise de Nirvana (Lithium), une de Tripping Daisy (Sonic bloom) et des pièces de leurs trois albums, les Spree finissent par nous quitter après 80 minutes additionnelles pour un grand total de deux heures vingt minutes d’énergie et de musique « in your face » ! De loin un des concerts les plus beaux et les plus surprenants de l’année : la magie qui s’en est dégagée et la brillance dans les yeux de Tim nous ont charmés, sa naïveté et sa sincérité ne furent qu’un atout de plus. Les Polyphonique Spree nous promettent de revenir à Montréal, vous ne devriez pas manquer un concert de cette trempe. En attendant, il vous reste au moins à vous procurer leurs albums.

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