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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Électro kitsch 8-bit à la sauce montréalaise

NOIA

Mercredi 2 juin 2010 à la Casa Del Popolo

mardi 15 juin 2010, par Éric Dumais

La formation montréalaise Noia était de passage mercredi dernier à la Casa Del Popolo pour nous offrir les meilleurs succès de leur premier disque, S/T. En première partie de Native, la tête d’affiche de la soirée, et également en compagnie d’Expectorated Sequence et de This Town Needs Guns, le duo Noia nous a offert un excellent spectacle à la hauteur de nos attentes.

Eduardo Noya Schreus (Game Boy, basse, claviers) et Pierre-Luc Simon (batterie) sont montés sur la scène de la Casa Del Popolo vers 21h45, devant une foule restreinte mais compacte. Les deux Montréalais, que l’on avait un peu de difficultés à distinguer, étaient dissimulés derrière un rideau transparent, sur lequel on pouvait admirer des projections diffusées par ordinateur, et ce, tout au long de la prestation. Ce montage de figures géométriques variées, en passant par les fameux triangles, cercles et carrés multicolores que l’on peut voir sur la couverture de l’album, jusqu’aux chiffres et équations mathématiques qui nous rappelaient vaguement certaines scènes du film La Matrice, apportait un support visuel qui se prêtait bien à la musique électro kitsch 8-bit du duo. C’est probablement la simplicité de la mise en scène, à savoir deux projecteurs disposés de chaque côté de la scène, l’un rouge et l’autre bleu, et les ombres d’Eduardo et de Pierre-Luc qui dansaient sur les murs, qui permettaient aux membres de Noia de s’en donner à cœur joie.

Il est rare qu’une première partie arrive à briser la glace et à réchauffer l’atmosphère avant l’arrivée du groupe principal. Mais croyez-le ou non, Noia a été capable de faire bouger plusieurs spectateurs, même si ces derniers n’avaient aucune idée de leur existence quelques moments plus tôt ! Il faut avouer que la musique électro kitsch version 8-bit du duo montréalais possède tous les éléments nécessaires pour nous faire réagir : rythmes frénétiques et électrisants, mélodies entraînantes et hyperactives, et orchestration minimaliste mais surchargée. Noia nous a offert, dans une atmosphère de calme et d’attente, les meilleures pièces de leur opus, dont les très énergiques 100%, Milky Maze et Irreversible, sans oublier les très mélodieuses Maze 8 et Crayola Party. Eduardo et Pierre-Luc ont donné une prestation minimaliste de courte durée (plus ou moins 30 minutes), mais ô combien savoureuse. L’acoustique, pour une salle aussi minuscule, était réellement excellente, et a été à la hauteur de l’ambiance frénétique et urgente qui traverse le disque.

Noia sera de passage le 9 juillet prochain à Montréal pour nous offrir un concert à l’Esco, au 4467A, rue St-Denis. Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, je vous invite à lire ma critique au http://www.emorageimagazine.com/mus.... Vous tomberez assurément sous le charme de leur musique hyperactive, je vous le garantis. Mais n’oubliez pas : Noia se consomme à très petites doses. Vous serez prévenus !

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