[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

26 juin 2005

NOFX

Métropolis, Montréal

samedi 23 juillet 2005, par Alexis Charlebois-Laurin

Bien, bien, bien... NOFX, Good Riddance et Against Me ! rassemblés pour un seul et même spectacle. Voilà une soirée de rêve pour bien des amateurs de punk rock. Ce spectacle clôturait les trois soirées de NOFX à guichet fermé au Métropolis. Un exploit assez impressionnant, disons-le. Against Me ! avait donc le mandat de réchauffer la foule pour le groupe tant attendu. Une tâche qui leur va à merveille puisque peu de groupes dégagent autant d’énergie qu’eux sur scène. Il restait maintenant à voir s’ils allaient être capables de remplir le Métropolis de leur intensité. Disons qu’ils s’en sont assez bien tirés. Peu de groupes font ressortir un plaisir aussi évident à jouer sur scène et les gars d’Against Me ! sont beaux à voir. Les nouvelles chansons jouées nous permettent d’avoir de grandes espérances pour leur album, Searching for a former clarity, à paraître le 6 septembre prochain sur Fat Wreck Chords. Good Riddance a pris la relève et il était évident que plus de gens dans la salle les attendaient. La foule a commencé à se masser à l’avant de la scène pour pouvoir les observer de plus près. Nous avons eu droit à une bonne performance assez longue avec les classiques que l’on attendait. On aurait peut-être aimé qu’ils nous surprennent un peu plus, mais quand même. Juste le fait de revoir le groupe de passage à Montréal, avec Sean Sellers à la batterie de surcroît, après avoir laissé planer un certain doute quant à l’avenir du groupe, était assez rassurant pour combler les attentes de tout le monde. Russ Rankin et Chuck Platt nous ont à nouveau prouvé qu’ils étaient capables de bien mener un groupe sur scène et leur punk hardcore mélodique bien à eux semblait être toujours aussi apprécié à Montréal. Toutefois, tous les « fans » savaient bien que c’était aux Foufs qu’il fallait être deux jours plus tard pour les apprécier véritablement.

Bien voilà. Finalement, NOFX. Les légendes du punk rock californien n’étaient pas venues à Montréal depuis mars 2002, alors on comprend bien tout l’engouement qui entourait leurs trois spectacles. Après avoir pris bien leur temps pour permettre au groupe et aux caméras, qui ont filmé le début de la performance de NOFX, de s’installer, les rideaux se sont levés. Fat Mike, El Hefe, Eric Melvin et Ghint nous y attendaient patiemment comme s’ils y prenaient une bière sur leur véranda. Mais au fond, c’est ça NOFX. Les gars sont des professionnels, ils en ont vu pas mal au cours des années et sont parfaitement en contrôle de la scène. Probablement aucun autre groupe punk rock ne dégage une telle aisance et contrôle sur scène, mis à part Bad Religion. Fat Mike et El Hefe nous font la discussion tout bonnement, et tout à coup, on dirait que le Métropolis se rétrécit et qu’on est rendu dans notre salon. On savait déjà que NOFX avait joué The decline dans son intégralité les deux premiers soirs et qu’on y aurait sans doute droit pour ce spectacle, mais il restait à savoir quand. Bien, ils s’en sont débarrassés en partant. Dix-huit minutes et quelques secondes de pur délice musical. Pas une seule seconde de sautée et toutes les parties de cuivres étaient présentes, jouées par El Hefe. Ils avaient vraiment l’air d’avoir un réel plaisir à la jouer et la foule n’aurait pas pu être plus heureuse, étant bien consciente que ce serait fort probablement la première (pour la majorité) et dernière fois qu’elle allait entendre The decline en spectacle. Les succès ont été enchaînés les uns après les autres, ceux-ci venant de pratiquement tous les albums en remontant jusqu’à White trash, two heebs and a bean si ma mémoire ne fait pas défaut. On s’est même envoyé Lori Meyers et une version punk rock de Whoops, I OD’d. Fat Mike a fort probablement bien aimé toucher une corde sensible de la foule en déclarant : « French is a dying language anyway… », ce qui n’a pas manqué de provoquer des huées. Le spectacle s’est terminé habilement avec un rappel durant lequel ils ont interprété Theme From A NOFX Album. Les gars de NOFX semblent encore bien se plaire sur scène à insulter les gens, jouer du punk rock et faire les cons. Peut-être qu’ils veulent s’impliquer dans des causes plus sérieuses comme l’a démontré la façon dont ils se sont élevés contre George W. Bush au cours des dernières années, mais qui croyait vraiment que ces messieurs étaient devenus plus sérieux au niveau personnel au cours des années ? Le veut-on vraiment au fond ? NOFX nous ont prouvé qu’ils ont fort probablement encore de bien belles années devant eux. Peut-on vraiment imaginer la scène punk rock sans NOFX de toute façon ?

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0