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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Une bande sonore

MY LITTLE CHEAP DICTAPHONE

À l’Astral le 17 février 2012, dans le cadre du festival Montréal en lumière

dimanche 19 février 2012, par Vanessa Hauguel

Dans le cadre du festival Montréal en lumière, prenait place le groupe originaire de Liège, My Little Cheap Dictaphone sur la scène de l’Astral vendredi soir dernier. Livrant une performance qui rendait bien hommage à leur mère patrie, Redboy se donnait à son public comme devant une foule déjantée, pourtant devant un public assis selon moi, trop confortablement.

Oscillant toujours entre le rock alternatif et la Pop, MLCD ont fait leur premiers pas en 2002 avec leur premier album, Music Drama, suivi du second Small town boy en 2006 et finalement du tout dernier The Tragic Tale of a Genius, sorti en 2010. Ce dernier aux airs parfois d’odyssée rock britannique a pris vie hier soir, donnant tout ce qu’il avait dans le ventre.

Après une première partie bien exécutée quoique plus amorphe avec Hôtel Morphée et Laurence Nerbonne tout juste sortie du lit, l’ambiance dans la salle s’installait mollement en cette soirée de février. Sur des fonds rock plus mélodramatiques, Hôtel Morphée, nous plongeait plutôt sous ses couvertes plus qu’en dehors, tranquillement dans ses ballades rock, parfois plus intenses, Nerbonne évoquait parfois une Emily Haines, aux côtés plus farouches, plus sensibles aussi et francophone évidemment.

Au tour de MLCD, les quelques notes sur le piano nous emportent instantanément dans un pays rappelant l’univers de Yann Tiersen. La voix sombre et séduisante de Redboy nous prend d’assaut, le son de MLCD imprègne l’air et se munit d’un support vidéo pour prolonger leur univers. L’animation en arrière plan, mêlant vidéo et photos s’ajoute donc au spectacle, suivant les mélodies comme dans un vidéoclip, se fondant à l’atmosphère cinématique. On sentait bien l’imaginaire rétro et le look crooner de Redboy, dans une salle aux airs de cabaret, mais il ne délaissait pourtant pas son penchant pour le rock, évoquant parfois la fougue de The Killers et Franz Ferdinand. Redboy, cool cat de première, ose d’ailleurs s’immiscer sur le plancher jusqu’à la table de deux spectateurs. On semble revivre un peu le romantisme enflammé des années 90 et ça résonne en nous.

Un spectacle en rouge et noir, qui somme toute, a su nous convier en toute intimité à des moments plus denses de soirées cabaret et aussi plus rock. Un spectacle qui aurait sans doute mérité un public plus dégourdi en ce soir de février, mais a malgré tout livré une généreuse performance aux couleurs rétro bien actualisées.

Plus de photos ici ! Photos de Nicolas Pelletier.

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