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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Au combat ce soir : Meta Gruau VS. Pom Pom War

META GRUAU / POM POM WAR

Vendredi 18 juin au Il Motore

jeudi 24 juin 2010, par Éric Dumais

Les formations Meta Gruau et Pom Pom War étaient de passage au Il Motore vendredi dernier pour célébrer le lancement de la boîte de production montréalaise Strange Thing Next Door. C’est dans une atmosphère chargée d’énergie et d’ivresse que les groupes ont livrés les succès de leurs plus récents albums.

We Drive Cars

Tout d’abord, il serait dommage de taire le nom de l’excellente formation qui s’est donné corps et âme pour réchauffer l’atmosphère de la salle ce soir-là : We Drive Cars. Le quintette, originaire de Chambly, a profité de l’occasion pour déverser sur la foule ses plus récentes compositions, que l’on retrouve d’ailleurs sur leur premier effort, un EP intitulé We Drive Cars. Si vous êtes intéressé à découvrir un groupe au talent indéniable, je vous suggère fortement de visiter leur MySpace à l’adresse suivante : http://www.myspace.com/wedrivecars.

Meta Gruau

C’est seulement quelques minutes après les douze coups de minuit que les membres du trio montréalais Meta Gruau sont montés sur la scène du Il Motore pour interpréter les morceaux de leur premier opus, le déstabilisant Tendre et Mauve. Julien Bakvis (chant, batterie), Melissa Di Menna (clavier) et Julien Michalak (guitare, batterie) ont livré un bon spectacle aux sonorités post-punk/électro-clash. L’acoustique de la salle était excellente, et leurs chansons sonnaient aussi bien que sur l’album. Seul bémol : le trio montréalais, sur scène, est aussi figé que des grains de céréales dans un gruau. L’association est assez facile, me direz-vous, mais c’est la première chose qui m’est venue en tête. Sans farce. Malgré cela, ils ont quand même su offrir au public du Il Motore une bonne décharge d’électro-rock moderne. En effet, Meta Gruau a joué à peu près tous leurs succès, en passant par les sublimes Banana, Corvette, Tibia Sauvignon et L’œil Bovin, sans oublier les incontournables Nenu-Phare et Superball. D’ailleurs, ils seront de passage le 1er juillet prochain au Café Campus avec les artistes invités Devil Eyes et Red Mass.

Pom Pom War

C’est à 1h20 précisément que le quatuor montréalais Pom Pom War a foulé la scène devant un public un peu plus dense qu’en début de soirée. Les membres du groupe, Caroline Dostie (chant), Nicolas Dostie (chant, clavier), Jonathan (guitare) et Roberto Parada (batterie) sont montés sur scène costumés et… maquillés ! Leurs déguisements, du papier plié et découpé qu’ils ont soigneusement enroulé autour de leurs épaules et de leur cou, donnaient vraiment une impression d’étrangeté à la prestation, en plus des brillants en or qui fourmillaient sur leurs visages. Le guitariste, quant à lui, était enroulé de bandes de tissu de la tête aux pieds, comme momifié, en plus de jouer sur le parterre, parmi la foule. Bizarre. Mais ce qui l’est encore plus, c’est qu’il bousculait de temps en temps quelques personnes autour de lui, l’air complètement ensorcelé. Et les musiciens sur scène, au même moment, étaient eux aussi en transe. Ils dansaient, se déhanchaient, criaient et beuglaient : on avait réellement l’impression d’assister à une prestation de Kap Bambino, en peut-être moins trash. Pom Pom War, c’est un défoulement à l’état pur, mais également une musique électro-dance clash, agrémentée de partitions mélodieuses au synthétiseur, et de chorégraphies simples mais visuellement fort intéressantes. C’est une mixture musicale pas mal du tout. Sans être le show de l’année, les Pom Pom War ont réussi à satisfaire le public avec leurs plus récents succès, notamment Sliced Up, Eat You Alive et l’excellente Cha Cha. Si vous avez manqué le spectacle, rassurez-vous, ils seront de passage au Divan Orange le 27 juillet prochain. Pour toute information, visitez leur page personnelle à l’adresse suivante : http://www.myspace.com/pompomwar.

Photo : Jason Cress

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