[]

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Accueil du site > Concert > LOST IN THE TREES

Haute fidélité

LOST IN THE TREES

Samedi le 7 avril 2012 au Il Motore de Montréal

lundi 23 avril 2012, par Nicolas Pelletier

La formation Lost in the Trees a tout bon. D’abord un folk singer intense, habité et inspiré en Ari Picker, entouré de musiciens de haut calibre, à commencer par la claviériste et chanteuse Emma Nadeau (chant classique s’il vous plaît), la violoniste Jenavieve Varga (qui était en plus forte élégante dans sa jolie robe rouge), le batteur Peter (en remplacement de Yan Westerlund, retenu aux douanes), le bassiste Mark Daumen et le violoncelliste discret Drew Anagnost.

Picker pond de très belles chansons. Ce grand timide se tortille de tout son être en livrant ses émotions, résultant en des moments qui évoquent à la fois Bon Iver (avec une bien meilleure voix), Patrick Watson (pour les arrangements classiques et les mélodies) et les Decemberists (pour l’intensité folk). Dès le début de leur prestation au Il Motore le samedi 7 avril dernier, Lost in the Trees a balancé une solide pièce aux violons enlevants. L’énergie n’a jamais baissé d’un iota pendant leur bref mais prenant concert, que ce soit durant les chansons fortes (Red) ou plus douces (The Painter, A Walk Around the Lake), toutes haut de gamme. Picker et sa bande ont interprété les morceaux de leurs deux excellents albums : « A Church That Fits Our Needs », paru tout récemment, et « All Alone in an Empty House », de 2009, tous deux publiés chez Anti-. Un moment fort à Montréal, seulement vu par une poignée de fans ravis.

Poor Moon, qui réchauffèrent le Il Motore avant Lost in the Trees souffrirent d’une sono plus que déficiente. Était-ce dû à quelques instruments mal accordés (ouch, le petit clavier strident !) ou quelques cordes mal manipulées, on ne le sait pas vraiment - probablement les deux. Dommage car le dreamy folk pop du sextet de Seattle semble agréable, très 70s, comme si Simon & Garfunkel avaient passé une nuit blanche, bien stone, sur une plage californienne. Ouais. Dommage parce que Poor Moon comprend deux membres des habituellement très bons Fleet Foxes : Christian Wargo et Casey Wescott, qui jouent aussi avec Crystal Skulls. Le nom du band vient de leur chanson préférée de Canned Heat.

Texte et photo : Nicolas Pelletier

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0