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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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À l’état sauvage

KILLS, THE

Dimanche le 5 février 2012 à L’Olympia, Montréal

mardi 7 février 2012, par Cynthia Quellet

Quelle belle surprise de voir que le public était au rendez-vous dimanche soir à L’Olympia pour venir applaudir Jamie Hince et sa partenaire Alison Mosshart : le duo rock de The Kills. Pas évident de jouer le jour de la finale du Super Bowl, mais ceux qui ont fait le déplacement en ont eu pour leur argent. Les rugissements de l’américaine incendiaire mêlés aux distorsions du rockeur britannique c’étaient quand même autre chose que le playback de Madonna !

C’est sur un fond imprimé panthère que les deux complices font leur entrée sur scène. Visiblement très agitée, la belle commence d’entrée de jeu à faire les 100 pas, à coup de grandes enjambées, comme un lion en cage. Jamie Hince en place, les premiers riffs retentissent, agitant sa crinière de feu, Alisson Mosshart rugit, danse avec son micro, le traîne avec elle au bord de la scène pour venir caresser le public. Le ton est donné, la boîte à rythme calibrée et les jeux de lumières bien dosés : l’ambiance à d’emblée quelque chose d’électrique, d’animal.

Quand leurs guitares s’approchent la tension est palpable. Ils alternent avec fougue, titres de leur dernier album, Blood Pressures, et valeurs sûres de leur back-catalogue : entre autres Kissy Kissy, U.R.A. Fever, Baby Says, Future Starts Slow et Black Balloon. Les deux « bandits robotisés » devant leurs tambours n’y changeront rien : avec son allure féline et sa démarche chaloupée, c’est sans conteste la tigresse qui mène la danse. Sur scène il n’y a qu’elle & lui, tels deux fauves qui s’apprivoisent, qui se défient.

La reprise de Patsy Cline, Crazy, fut un des moments forts, quasi théâtral. Réfugiés chacun à un bout de la scène, lui adossé au mur, elle assise sur le rebord de la fenêtre balançant les jambes ; la scène à des allures de déclaration. Elle prend alors une voix plus posée et pendant qu’elle chante « …Im crazy for tryin, Crazy for cryin, And Im crazy For lovin you » on sent toute la force du duo, sa complicité, sa puissance.

Après une heure de concert et plusieurs « mercis », ils s’éclipsent pour quelques minutes avant de refaire leur apparition, lui au clavier, elle au micro, pour entamer la magnifique « The Last Goodbye ». Un moment intime et chaleureux où du balcon on voyait la foule s’illuminer de quelques briquets. Trois titres plus tard ils lèvent leurs verres au public et saluent L’Olympia une dernière fois.

On se fiche pas mal de savoir à quoi carburent ces deux-là, pourvu qu’ils nous donnent toujours un spectacle aussi électrisant !

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