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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Supercute !

KATE NASH

13 mars 2013, Cabaret Mile End, Montréal

lundi 18 mars 2013, par Cynthia Quellet

9h40 pétante – Kate Nash prend place. En tournée pour la promotion de son nouvel album, Girl Talk, tout fraîchement sorti, elle a choisi une équipe entièrement féminine pour l’accompagner sur scène. Alors que ses deux premiers albums sonnaient très pop acidulée - et lui ont de suite valu comparaison avec Lily Allen - son dernier-né se veut résolument plus rock. Démonstration en fut, ce jeudi soir : avec une basse, deux guitares et une batterie, le quatuor nous en a mis plein les yeux, mais plein les oreilles aussi.

On note de suite son accent particulier, tout de même moins marqué que sur l’album ; les origines irlandaises peut-être… S’il y a des artistes qui marchent au diesel et qui ont besoin d’un peu de temps pour démarrer, il n’en est rien pour la Brit girl. Du haut de ses 25 ans dans sa mini-robe et ses collants filés, elle se donne d’emblée à fond, pleine d’énergie et le sourire aux lèvres. Alternant tantôt entre la basse et la guitare, elle interprète des titres de ses trois albums, entrecoupés de nombreux échanges avec le public - présent en nombre et d’une moyenne d’âge plus « mûre » que ce à quoi je m’attendais. Le tout est à l’image de l’artiste, sympathique et spontané. C’est d’ailleurs comme ça, alors qu’elle s’apprêtait à entonner 3AM, qu’elle apprendra que le vidéoclip de sa chanson n’est pas visible sur YouTube au Canada !

Si à certains moments on trouve que tout se ressemble un peu, on a aussi droit à des passages aux changements de rythmes déconcertants. Kate Nash a quelque chose de caméléon, à presque vous émouvoir sur une ballade et à crier comme une dératée sur le titre d’après. Lorsqu’elle s’adresse au public avec sa petite voix, elle semble toute mignonne, un peu girly même, quand elle rigole ou sautille comme une ado et puis parfois on a l’impression qu’elle « miaule », et pas seulement lorsqu’elle chante Free My Pussy, en l’honneur des Pussy Riots.

Quoi qu’il en soit, son plaisir d’être sur scène et son enthousiasme sont contagieux. C’est la liesse pour "Foundations", titre qui l’a révélée en 2007. Le public se dandine, chantonne, tout heureux. Tombée de rideau après 1 H 15 de show avant d’en remettre une couche avec deux derniers titres, dont la « fameuse » Bitch de Meredith Brooks, seconde reprise de la soirée. On ne sait pas trop si on doit rire ou pleurer mais ça a au moins l’avantage de nous rappeler à nos bons souvenirs d’il y a 15 ans ! Elle avait, avant ça proposé une interprétation de Cocaine, du groupe Fidlar (dont le nom était collé sur sa guitare).

Les filles ont fait le show. Le public à la banane. À défaut d’avoir vu la première partie, entièrement féminine elle aussi (et produite par Kate Nash), j’ai donné le nom de leur groupe en titre à cette critique. Globalement la soirée était pas mal Supercute !

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