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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Les pros du punk pop

Kaiser Chiefs

En concert au Spectrum de Montréal, le 17 avril 2007

dimanche 27 mai 2007, par Nicolas Pelletier

Ils sont jeunes, ils sont british, ils sont cools. Les Kaiser Chiefs sont débarqués à Montréal surfant sur la vague de leur gloire anglaise des dernières années pour y présenter leur punk pop efficace et mélodique.

Plus rageurs que sur disque, les cinq britanniques jouent à la perfection leur rôle d’animateurs de foule : tous les clichés du rock y sont passés, mais d’une façon très peu prétentieuse. On y sentait plutôt le plaisir de lancer du bon power pop joyeux. Très professionnel, le chanteur Ricky Wilson est capable de « rester fâché » dans ses titres les plus punk… tout en démêlant le fil de son micro ! On l’a même vu rattacher son lacet en pleine chanson, sans que, musicalement, on n’y entende aucune baisse d’intensité. Mais il va sans dire que l’esprit punk en prenait pour son rhume.

Alors que leur musique nous fait penser à un croisement des Clash (notamment dans les titres Yours Truely, Angry Mob et I Predict a Riot) et de Green Day (avec une touche pop à la Duran Duran - eh oui !), leur show nous a dévoilé cinq jeunes hommes sympathiques et enjoués, fort conscients d’avoir une job super cool, comme le mentionnait le guitariste Andrew White dans les pages du Hour dont le groupe apparaissaient à la une la semaine dernière.

Il reste que leur musique est carrée (tight), riches de belles mélodies et d’harmonies vocales - gracieuseté du souriant batteur Nick Hodgson. Leurs hymnes sont facilement repris par la foule qui était composée de jeunes anglophones, dont plusieurs arboraient l’accent typique européen. L’énergie qu’ils déploient est si contagieuse qu’il est impossible de ne pas - au pire - taper du pied. Au mieux, les jolies filles qui n’en peuvent plus se dévoilent les seins et s’élancent pour un bon bodysurf bien senti ! Eh oui, c’est arrivé au Spectrum mardi dernier ! Bref, un bon show de punk léger.

Mur de son = mur de bruit

Deux mots sur le groupe qui occupait la première partie du concert, The Walkmen. Le quintet de New York semblait avoir composé quelques bonnes chansons, mais il était extrêmement difficile de distinguer quoique ce soit dans le mur de distorsion servi, en bonne partie, par le guitariste. À certains moments, on aurait cru entendre du vieux new wave à la U2 des premières heures, surtout dû au fait que la voix du chanteur … rappelait étrangement celle de Bono, parfois à Dylan, aussi, notamment sur Another One Goes By, mais le tout était désagréable à subir. Plusieurs mélodies m’ont semblé identiques d’une chanson à l’autre, ce qui n’aide pas leur cause. Pourtant, ce qu’on peut entendre sur myspace sonne bien. Allez les gars, on relaxe sur le volume et on essaye de viser la qualité, ok ?

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