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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

GRAND MESSE AU CEPSUM

JUSTICE

En concert le 16 mars 2008

mercredi 2 avril 2008, par Nicolas Pelletier

On sait qu’on assiste à un événement grandiose lorsqu’on croise une demi-douzaine de voitures de police dans les rues autour de l’Université de Montréal… puis qu’on constate que les clôtures de sécurité aux abords du Cepsum ont été renversées… La soirée s’annonçait chaude !

Et elle l’a été ! Le public du Cepsum était survolté, impatient de voir et d’entendre les deux DJ français de Justice, producteurs de bombes dansantes depuis la parution de leur premier album, éponyme, paru il y a tout juste un an. Beaucoup avaient remarqué cette pochette noire ornée d’une sombre croix, en contre emploi avec ses allures « death ». Encore plus ont dansé sur les nombreux « grooves » accrocheurs que cette galette numérique contient, en commençant par D.A.N.C.E., « le » tube qui a mis Justice sur la carte.

Sur scène, le duo constitué de Gaspard Augé et Xavier de Rosnay n’a pas déçu ses nombreux fans. Absorbés par leur travail de DJ, juchés sur leur promontoire conçu en machines à sons et en amplis Marshall, les deux lascars dansaient sans retenue tout en mixant et remixant leurs chansons. Reconnaissables, celles-ci étaient toutefois considérablement revues, pour le simple plaisir de la variation sur un même thème. Ils se sont aussi élancés dans des directions plus industrielles, pêchant parfois en insérant trop de rythmes et de variations… mais même l’excellent Amon Tobin tombe parfois dans ce piège pour ogres du son.

Impossible de passer sous silence cette immense et puissante croix lumineuse, plantée en plein milieu de la scène, aux pieds des deux DJ. Quelle ironie de retrouver dans une « grand messe » complètement laïque ce symbole millénaire d’une religion plutôt conservatrice. Bien des hommes de foi auraient été choqués par les petites tenues sexy des ouailles qui vénèrent aujourd’hui ladite croix, lorsque habillée par les rythmes fous de Justice !

Reste que la musique de Justice est du bonbon. Une friandise de luxe que l’on aime en s’assumant sur une piste de danse… mais qui peut causer des maux de ventre lorsque consommée sans modération. Soulignons la très bonne sonorisation, une première au Cepsum ! Ce fut somme toutes une excellente soirée, parsemée de quelques moments brillants.

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