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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Tornade blonde

JOY FORMIDABLE, THE

Samedi 31 mars à la SAT, Montréal

dimanche 1er avril 2012, par Cynthia Quellet

S’il y a bien quelqu’un qui était excité par le retour du trio gallois à Montréal, c’était moi ! Il faut dire que j’étais restée scotchée devant leur prestation à Osheaga – sans conteste ma plus belle découverte du festival. Je dois avouer aussi que Ritzy Bryan m’affole, elle m’hypnotise. Mes amis savent qu’en général je suis invariablement attirée par la scène et que je trouve toujours le moyen de me faufiler pour être au plus près. Si parfois ils tentent de me retenir, hier soir c’était peine perdue. (Message texte envoyé depuis le premier rang : « j’peux pas revenir, je suis aimantée. »)

Avant que le public de la SAT (Société des arts technologiques) ne commence à frémir, les lumières baissant, on a eu le temps d’étudier le décor un brin marin : phare, gouvernail de bateau, filet de pêche. On se demande ce qu’une harpe vient faire là-dedans, de même pour le gong, qu’on aurait cru installé dans une cage de hockey. 23h30 passées, les voilà enfin ! Ils attaquent d’emblée, fort, avec « A Heavy Abacus » : ça sonne heavy et riffs saturés bien sentis, envoyés par une chanteuse survoltée. Sa guitare rivée au corps, elle ne tient pas en place, se jette de part et d’autre de la scène, provoque tour à tour son bassiste (Rhydian Dafydd) et son batteur (Matt Thomas). Quand elle s’arrête, c’est pour nous jeter un regard habité, presque fou. Cette fille là, elle en envoie. Il faut la voir jeter sa guitare pour s’acharner sur le gong ! On a eu droit à une dizaine de titres, majoritairement issus de leur premier album, The Big Roar (2011), avec en prime quelques nouveautés, le tout livré dans un rythme effréné.

Contrairement à leurs prédécesseurs sur scène – A Place To Bury Stangers – cachés sous une fumée épaisse et clairement pas axés sur la communication, les membres de Joy Formidable ont rapidement installé une interaction avec le public. Hyper souriante, Bryan y est allée de ses petites histoires, un mot sur leur passage à Osheaga, saluant les gens à plusieurs reprises, les remerciant, et en profitant aussi pour annoncer que leur nouvel album était prêt ! Un peu avant 1h00, ils quittent la scène, sans avoir joué l’excellente « Whirring », interprétée lors de leur passage au Late Show de David Letterman en octobre dernier. Rappel explosif assuré !

Ils nous surprennent agréablement avec une jolie ballade avant qu’une harpiste s’installe et entame l’intro de « Whirring ». Douce accalmie bientôt engloutie par une vague puissante, qui déferle, encore et encore. Guerrière blonde au carré militaire et à l’énergie détonante, Ritzy Bryan, qui s’est presque « battue » avec son bassiste, à coût d’instruments, met fin au combat en fracassant sa guitare sur le gong. Ouf. La tornade est passée.

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