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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Clair-obscur

JEZABELS, THE

Mardi 17 avril 2012, Divan Orange, Montréal

vendredi 20 avril 2012, par Cynthia Quellet

Après avoir affronté un vent glacial en remontant St-Laurent on était bien contents de s’engouffrer au Divan mardi soir ! Brrr... On s’installe près du feu crépitant - projeté au mur – en espérant se réchauffer un peu avant l’arrivée de la tête d’affiche de la soirée : The Jezabels. Le quatuor, déjà star dans son Australie natale, gagne progressivement du galon aux yeux des mélomanes du monde entier. Le concert affichait d’ailleurs complet. Quelques âmes bien intentionnées, mais sans billet, étaient même venues très en avance, dans l’espoir qu’on les laisserait assister au spectacle !

Le public hétéroclite et connaisseur s’est progressivement massé devant la scène. C’est le timide Benjamin Francis Lefwich et sa guitare aux dessins enfantins qui assurent la première partie des australiens sur quelques dates de leur tournée. L’auteur-compositeur-interprète anglais a lancé son 1er album « Last Smoke Before the Snowstorm » l’an dernier. Garçon sympathique, la voix légèrement rauque, qui nous a « baladés » une trentaine de minutes au son de ses mélodies indie-pop agréables avant de laisser place à The Jezabels.

Formé en 2007 sur les bancs de l’université de Sydney, le groupe est composé de Hayley Mary (chant), Heather Shannon (claviers) et Nik Kaloper (batterie) et Sam Lockwood (guitare). Après la parution de 3 EPs, ils viennent finalement de sortir leur premier album, intitulé « Prisoner ». Quelques ajustements de son et c’est parti pour une heure de rock alternatif entrecoupée de passages plus pop, d’autres plus psychés, comme sur le titre "Prisoner" justement. Ce qui saute aux yeux, et aux oreilles, quand on se trouve devant ce groupe « intensindie » (c’est eux qui le disent), c’est la chanteuse Hayley Mary. Son timbre de voix est saisissant, flirtant aussi bien avec les profondeurs des notes les plus graves qu’avec la clarté des notes les plus aigües. Avec sa gestuelle particulière et ses yeux dissimulés sous sa frange épaisse, elle inspire à la fois mystère et lumière. On la dirait venue d’une autre époque. Si la guitare est là en support, la batterie martelante, elle, est prédominante et essentielle, tout comme les claviers, sous les doigts d’Heather Shannon, l’autre moitié féminine du groupe, qui de temps en temps entremêle harmonieusement sa voix à celle d’Hayley Mary. Le tout sonne parfois seventies, parfois eighties, certains ferment les yeux pour mieux apprécier, d’autres lancent des « mercis », « revenez bientôt ! ». Un autre a du passer la soirée à regarder les 150 photos qu’il a prises, son flash déchirant sans cesse le côté sombre du tableau…. Quoiqu’il en soit, mardi soir le Divan avait quelque chose de planant.

Avis à tous ceux qui ont raté leur chance, séance de rattrapage cet été : d’abord le 2 août à la Sala Rossa, dans le cadre des concerts MMOI, puis à Osheaga.

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