[] [] [] [] [] []

Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Jeunes loups

HOWLER

Vendredi 6 avril 2012 au Divan Orange, Montréal

lundi 9 avril 2012, par Cynthia Quellet

Il n’y avait pas foule au Divan Orange vendredi soir. On embarque aux alentours de 22h15 avec Quilt, trio pop-rock de Boston. Shane Butler, le chanteur-guitariste, était venu me piquer une cigarette quelques minutes plus tôt. Un brin de jasette et j’apprends qu’ils sont déjà venus à Montréal mais qu’ils n’ont pas eu la chance de jouer puisqu’ils se sont faits volé leur van avec le matériel avant le concert. On connaît des histoires qui ont mieux commencé ! Pas rancunier, il dit être content de revenir à Montréal, pour assurer la première partie de Howler. On a droit à 35 minutes de psycho-pop-folk avec Shane, chanteur chewing-gum, et Anna Fox Rochinsk (guitare & clavier) qui rivalisent de vocalises, tantôt étouffées, tantôt aiguës et limpides. Le tout sonne plutôt bien. Formé en 2009, le trio a sorti son premier album homonyme fin 2011 et était de passage au SXSW cette année.

Entrons dans le vif du sujet : Howler. Originaires de Minneapolis les quatre amis forment le groupe en 2010. Mâle dominant auteur-chanteur-guitariste, Jordan Gatesmith est entouré de Ian Nygaard (guitare), France Camp (basse), Max Petrek (clavier) et Brent Mayes (batterie). Repérés par Geoff Travis le propriétaire de Rough Trade Records, ils sont rapidement signés et sortent leur 1er EP This One’s Different en 2011. N’ayant pas l’intention de traîner, ils réutilisent du matériel et lancent dans la foulée leur 1er album America Give Up en janvier dernier. Enregistré pendant l’été 2011 et jugé pas assez trash par la bande, le tout a été entièrement réenregistré à la hâte en septembre ! Encensés par le NME, qui les nommait 3ème meilleur groupe de 2011, ils parcourent les routes d’Amérique du Nord depuis octobre avant que l’Europe ne leur ouvre les bras dans les prochains mois.

23h00 : Jordan Gatesmith, le Julian Casablancas de Howler, et les siens montent sur scène. Le public un peu plus dense, s’est levé et approché. C’est parti pour du bon rock qui déménage, des titres de rock-garage qui s’enchaînent avec énergie. On pense à The Strokes bien sûr, à The Drums aussi, en un peu plus décoiffant. Le public réceptif applaudit chaudement. Tellement chaudement que Jordan lance un « It wasn’t that good ! » en rigolant. Certains riffs de Ian Nygaard donnent une saveur surf-rock à l’ensemble. Il n’y a pas à dire, ces cinq là sont talentueux. On est déçu quand au bout de 30 petites minutes ils annoncent la dernière chanson. Les spectateurs se manifestent instantanément, en redemandent. Le temps d’ouvrir une bière et les revoilà pour une chanson de rappel aux riffs rock déferlants et étirés. Toujours est-il que dix minutes plus tard le tout était plié. Le fan assis à côté de moi, qui a pris photo sur photo tout au long du show, s’en va faire signer son vinyle et échanger quelques mots avec le groupe. Sympa. Une prestation tout de même un peu courte à mon goût, mais il faut reconnaître que pour un groupe formé depuis à peine deux ans, ils ont les crocs les jeunes loups !

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0