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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Risque de dépendance

FRANZ FERDINAND

Mercredi 23 octobre 2013, Métropolis, Montréal

lundi 28 octobre 2013, par Cynthia Quellet

Ils font partie depuis longtemps de ces groupes qui figurent dans ma liste « groupes à voir au moins une fois sur scène » et on peut dire que j’ai été gâtée cette année. Après un lancement d’album fin août, brillamment présenté au festival parisien Rock en Seine, Franz Ferdinand est de retour à Montréal. Je les ai certes manqués à Osheaga en 2012 mais avec deux concerts en trois mois, me voilà rattrapée !

Toile de fond représentant quatre mains se tenant chacune par les poignets pour former un carré, surplombée du nom du groupe, et les mots « Thoughts », « Words », « Action » sur les trois amplis, en référence à leur excellent dernier-né : "Right Thoughts, Right Words, Right Action". Le décor est planté. Le quatuor Ecossais, entame le spectacle à l’heure devant un public venu en grand nombre et qui entre rapidement dans la danse. La superbe « The Dark of The Matinée » retentit et nous voilà partis. Ça bouge gaiement sur le plancher, la frénésie s’emparant même du balcon. Ça promet !

Alex Kapranos et les siens prennent plaisir à jouer et à nous faire danser, les deux guitares nous arrosant de riffs étirés, ça rock, ça groove, c’est simple, brut, sans prétention et super efficace. Le chanteur s’adresse quelques fois à la foule, en français lorsqu’il le peut. On a vu plus bavard mais on s’en fout, il est juste comme il faut, dedans, parfois à fond, parfois plus en retenue. On chante, on danse, on lève les mains. On se rappelle aux bons souvenirs de titres anciens comme « Walk Away », « No You Girls », « Can’t Stop Feeling » et on s’enthousiasme des nouvelles mélodies toutes aussi entraînantes du hit « Evil Eye » (qu’on entend sur toutes les radios françaises) ou encore de « Love Illumination ».

Le temps file à la vitesse de l’éclair. Mis à part un couac au niveau du son pendant « Stand On the Horizon », les morceaux se sont enchaînés quasi sans interruption. Ils mettent définitivement le feu avec « This Fire », les spectateurs amplifiant le refrain à grands coups de « This fire is out of control »…. C’est l’euphorie pour l’inoubliable « Take Me Out » alors que « Ulysses », extraite de l’album Tonight – le moins apprécié par la critique et que j’ai personnellement beaucoup aimé – sonne presque le glas. Intro de Kapranos au clavier pour l’ultime chanson, dernier solo de guitare et le voilà qui s’empare de baguettes pour rejoindre ses acolytes autour de la batterie pour un jam de fin percutant. 1h30 plus tard, on a chaud, on ressort en fredonnant, le corps encore agité par cette vague rock’n’roll. On en deviendrait presque dépendants. Dites, vous revenez quand, Franz Ferdinand ?

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