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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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LES FLAMING LIPS… UNE EXPÉRIENCE SENSORIELLE SAISISSANTE !

FLAMING LIPS, THE

Mercredi 7 juillet 2010 au Métropolis

lundi 12 juillet 2010, par Éric Dumais

Le groupe rock expérimental The Flaming Lips était de passage à Montréal mercredi dernier pour nous offrir les plus récents succès de leur douzième opus, l’excellent et chaotique Embryonic. C’est devant une salle comble que le quatuor originaire d’Oklahoma City, aux États-Unis, s’est donné corps et âme pour livrer un spectacle inoubliable que les Montréalais, qui étaient présents ce soir-là, ne sont pas prêts d’oublier.

Les Flaming Lips ont foulé les planches du Métropolis vers 21h30 sous un torrent d’applaudissements. Wayne Coyne, le chanteur de la formation, a averti les gens avant de commencer le concert : « Je vous conseille de terminer votre bière le plus vite possible, car je vais arriver dans une bulle gonflable géante. » Après être sorti tour à tour des grandes lèvres d’une danseuse en pleine extase, que l’on pouvait admirer sur l’énorme écran situé à l’arrière de la scène, les membres de la formation ont chaudement salué le public avant de regagner leur place respective, mis à part Coyne, qui était accroupi derrière la batterie du batteur Kliph Scurlock. Pendant que la bulle gigantesque gonflait tranquillement, les spectateurs pouvaient admirer la danseuse, qui se trémoussait au rythme d’une musique imaginaire, et dont le regard se faisait de plus en plus insistant, jusqu’à ce que son œil emplisse l’espace et fixe Wayne Coyne qui se relevait, prêt à bondir dans une foule en délire.

Quelques secondes plus tard, un premier morceau tiré de l’album Embryonic explosait à nos tympans comme une pétarade de feux d’artifice. Alors que Coyne essayait tant bien que mal de rester debout dans sa gigantesque bulle cosmique, des ballons multicolores ont empli l’espace du Métropolis, pendant qu’un nuage de fumée et une explosion de confettis éclataient de chaque côté de la scène. Une vingtaine de jeunes danseurs, qui accompagnaient le groupe, se trémoussaient au rythme de la musique. L’ambiance était magique et totalement ensorcelante. Le quatuor a rapidement enchaîné avec Silver Trembling Hands, probablement l’une des meilleures pièces rock psychédélique d’Embryonic. Les cris de Wayne Coyne, amplifiés par un mégaphone, se mélangeaient à ceux du guitariste Steven Drozd, alors que le public en extase frappait d’une main les ballons qui éclataient sous une averse de confettis. Les membres de la formation ont évidemment rassasié les admirateurs les plus invétérés en jouant les excellentes She Don’t Use Jelly, The Yeah Yeah Yeah Song et I Can Be A Frog, ainsi que leurs plus récents succès, à savoir Convinced Of The Hex, The Sparrow Looks Up At The Machine et See The Leaves. À la fin du spectacle, les Flaming Lips ont enchaîné avec l’incroyable Powerless, avant de clôturer la prestation avec Do You Realize ?, ainsi qu’une énième averse de confettis.

Wayne Coyne et sa bande ont offert un spectacle inoubliable qui risque d’être gravé dans la mémoire des spectateurs pour un bon moment. Seul bémol, ils n’ont pas joué une seule pièce de leur reprise de Dark Side Of The Moon, du groupe britannique Pink Floyd. C’est dommage, mais ils sont évidemment déjà pardonnés.

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