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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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FESTIVAL MEG 2012 (1)

Du 26 juillet au 5 août 2012

mardi 31 juillet 2012, par Cynthia Quellet

Pour sa 14e édition le festival MEG, qui s’étend sur deux fins de semaine, du 26 juillet au 5 août, propose une sélection de 70 artistes - la crème de la scène émergente (électro, rock, pop, hip-hop). En plus des spectacles réguliers et du MEG Boat (4 août), le MEG s’intégrait aussi cette année à deux journées de Piknic Electronik. Par ailleurs, le partenariat avec OSHEAGA, qui a donné naissance au MMOI (Meg Montreal Osheaga International), permettra à 10 groupes de briller devant divers professionnels de l’industrie (d’Europe entre autres).

THE BALCONIES Jeudi 26 juillet – Sala Rossa

C’est au trio d’Ottawa, exilé à Toronto depuis 2008, que revient l’honneur d’ouvrir ce 14e festival MEG à la Sala Rossa. Il nous faudra patienter le temps que la salle se remplisse un peu, pour qu’arrivent sur scène Jacquie Neville (chant et guitare), son frère Steven Neville (basse) et Liam Jaeger (batterie). La rockeuse donne de suite le ton, la prestation s’annonce rock, explosive, endiablée ! Sous sa crinière noire, qu’elle agite à tout va, on prêterait facilement à Jacquie un petit quelque chose d’Amy Winehouse. Survoltée, elle se donne à 200%, danse avec une telle fougue que son jeu de jambes nous donnerait presque le tournis ! Elle occupe quasiment toute la scène à elle toute seule pendant que le bassiste semble recroquevillé dans son coin. Entre regards habités et larges sourires adressés à la foule, elle remercie, beaucoup. Le public qui est au rendez-vous, apprécie la prestation, la connexion, et sur demande de la brunette, entame gaiement un « Bonne Fête » à l’attention de son frère Steven. Bonne ambiance !

Cette heure de rock nous aura mis dans l’ambiance et clairement réchauffés – encore une fois l’air climatisé nous glaçait les os – avant l’arrivée de Monogrenade. On patiente un petit trente minutes au son de « The Whole Love » de Wilco, le temps du changement de matériel et c’est parti !

MONOGRENADE Jeudi 26 juillet – Sala Rossa

Formés en 2008, révélés sur scène en 2010, le groupe de Jean-Michel Pigeon prend rapidement de l’importance aux yeux de l’industrie et notamment aux yeux de Thomas Burgel, journaliste du magazine français « Les Inrocks », qui ne tarira pas d’éloges sur l’univers musical des québécois et leur permettra par là même de faire plusieurs concerts en France. Leur album, Tantale sorti en mars 2011 chez Bonsound Records, confirmera l’enthousiasme suscité les mois précédents. Le public de la Sala Rossa les attend donc de pied ferme, impatient. La bande arrive enfin sur scène aux alentours de 23:45. Ses doigts effleurent à peine le clavier, que déjà Jean-Michel Pigeon nous entraîne dans l’univers si particulier de Monogrenade. Une électro-pop lumineuse sublimée par un violoncelle et deux violons, des mélodies qui nous accrochent et nous emmènent. Avec son regard en-dessous, interrogateur, et son espèce de délicatesse, comme s’il marchait sur des œufs, Jean-Michel Pigeon intrigue. Un demi-tour rapide et le voilà qui s’empare d’une guitare pour mieux nous plonger dans une chevauchée fantastique. Ils sont contents d’être là, le disent, le montrent et on aime ça.

MILO GREENE Dimanche 30 juillet – Divan Orange

Sortie en trombe d’un Métropolis, comble et heureux que The XX en ait fait trembler le plancher pendant 1h15, je file en direction du Divan Orange pour attraper au vol la prestation de Milo Greene. Le quintet californien est LE groupe indie-folk à surveiller de près en ce moment. Le public connaisseur l’a compris et s’est largement amassé près de la scène. Pas facile de se frayer un chemin ! Les mélodies folk travaillées dans les moindres détails, prennent une dimension quasi aérienne. Chacun des membres du groupe se donne pleinement sur scène et lorsqu’ils intervertissent de place pour changer d’instruments, la mini scène du Divan prend presque des allures de ballets ! Très avenants et chaleureux envers le public (une anecdote sur le Bixi, beaucoup de remerciements…), celui-là le leur rendra bien, participant de bon cœur au concert. Tout le monde se régale de cette énergie saine et conviviale, aux airs rappelant parfois les Of Monsters And Men ou encore Mumford & Sons notamment le titre "1957". Ce qui saute aux yeux c’est l’harmonie entre les membres du groupe, ce plaisir partagé et cette facilité à évoluer ensemble : chantant tantôt seul, tantôt en duo, en trio ou en chœur, jouant tour à tour de la guitare, du clavier, des percussions.

Lorsqu’ils annoncent qu’ils reviennent à la « Salsa Rosa » le 28 octobre où ils espèrent que l’air conditionné sera de la partie (on fondait littéralement au Divan Orange) c’est l’acclamation générale ! La même qui les rappellera à l’issue des petites 45 minutes de spectacle pour les voir revenir et finir en beauté repris en chœur par le public. Généreux et éclatants ces Milo Greene.

Leur premier album, homonyme, est sorti le 17 juillet chez Atlantic Records.

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