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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

Anguille à longue barbe

EELS

Mardi le 28 septembre 2010 au National

samedi 2 octobre 2010, par François Legault

Ce mardi 28 septembre dernier, la formation de Los Angeles Eels s’est donnée en spectacle à Montréal dans l’enceinte du théâtre Le National. Le groupe, qui roulait déjà sa bosse il y a près de 15 ans alors que je terminais mon secondaire, a pondu nombre d’albums et de tubes depuis. Je dois admettre ne pas connaître l’ensemble de leur œuvre, mais un ami m’en a dit le plus grand bien, alors je me suis dit que le temps était venu pour moi d’approfondir ma culture en assistant à ce spectacle.

L’ouverture des portes du National était prévue pour vingt heures, et leur spectacle précédé de deux premières parties. Nombreux sont ceux qui comme moi se sont présentés à la porte à une heure plus tardive afin de ne voir qu’Eels, étant donné que le plancher oblique de l’ancienne salle de cinéma peut s’avérer assez vite un calvaire pour le dos. La salle ne s’est véritablement remplie que vers la huitième pièce du groupe.

Le groupe est monté sur scène après avoir diffusé dans la salle la mélodie qui débute les films de Disney. Le chanteur était habillé de blanc, il portait un bandeau, et jouait d’une guitare bleu poudre. Sa voix, de nature un peu enrouée, n’était pas à son meilleur ce soir-là, puisqu’il semblait incapable d’atteindre les notes aiguës. Par exemple, le refrain de la chanson That Look You Gave That Guy était chanté par les autres musiciens. Par contre, le groupe semblait en pleine forme et a offert une solide performance à compter du moment où il s’est décidé à jouer son bon vieux blues rock bien intense. Les quelques pièces folk jouées en début de spectacle telles que End Times et Little Bird, bien que chaudement applaudies par les fans, n’arrivaient pas à la hauteur des pièces plus pesantes et enjouées, qui ont aidé la formation à donner dans l’ensemble un très bon spectacle.

Un des bons moments du spectacle fût sans doute la performance de Fresh Blood, où un stroboscope alternait les teintes de lumières rouges et blanches à grande vitesse. Le batteur du groupe a aussi chanté une pièce et offert un mémorable moment en solo. Deux des titres du dernier album joués en fin de spectacle, Looking Up et Baby Loves Me, ont très bien clôturé la soirée. Le chanteur dansait en se tortillant d’un musicien à l’autre durant la première, pour ensuite mettre sa guitare en bandoulière et s’époumoner sur la seconde. Ce qui vaut néanmoins la peine d’être vu dans un concert de Eels, c’est le moment où une pièce atteint son apogée, ce climax, ce moment où tous se regardent entre eux et sourient en donnant du leur à cette belle chimie installée entre eux au fil des années, et qu’ils partagent avec brio à leurs fans.

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