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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Insaisissable

CAT POWER

Vendredi 19 octobre 2012 au Métropolis, Montréal

lundi 22 octobre 2012, par Cynthia Quellet

Il y a des concerts auxquels on se rend comme en terre inconnue, une vague idée en tête mais sans véritable attente, et desquels on repart agréablement surpris, voire même séduits ; ce fut mon cas récemment pour Regina Spektor au Métropolis. Je me rendais vendredi soir, dans la même salle, avec cette fois une idée bien plus précise et des attentes bien plus élevées. Même si son album, Sun, sorti en septembre dernier, ne m’a pas du tout accrochée, c’était ma première fois live avec Chan Marshall, alias Cat Power, et je l’avais imaginée à la hauteur du personnage et de ce que la belle a su créer de si beau par le passé : You Are Free (2003) et The Greatest (2006), entre autres.

La voilà donc qui embarque aux alentours de 22h, avec 5 musiciens, entonnant un Cherokee frileux. Le son n’est pas à son meilleur. Elle, semble à moitié là. Les titres de Sun défilent sans grande émotion. Il faudra attendre un piano-voix et la reprise, en espagnol, du titre de Roberta Black, Angelitos Negros, pour être enfin touché, pour entrevoir un semblant de lumière dans cette ambiance un peu sombre. Heureusement que cette voix, à la fois rauque, chaude et éraillée, cette voix qui la caractérise tant, lui aura valu quelques moments plus intenses, car d’un point de vue prestation scénique le tout semblait assez approximatif. Ce côté un peu indomptable, insaisissable, fait partie du personnage et c’est aussi pour cela qu’on aime Cat Power, mais au lieu d’apporter un certain charme au concert, cela donnait plutôt une impression « brouillon ». Même The Greatest, et I Don’t Blame You, m’ont semblé sonner faux.

Le public venu en grand nombre - le Métropolis n’affichant cependant pas complet - semblait enclin à lui pardonner son attitude quelque peu maladroite et ses dandinements de gamine, qui ne se savait pas quoi faire de sa main gauche. Ceux qui ont eu la chance de la voir de près, ont pu apprécier combien son visage et ses yeux sont expressifs… et, à quel point sa coupe mohawk blond platine est un massacre. Ceci étant dit : 16 chansons, quelques vrais sourires, plusieurs remerciements au public entre des murmures incompréhensibles et pas de rappel, malgré les chauds applaudissements des gens encore présents. Ce ne sont pas les quelques brins de fleurs, ni les deux t-shirts lancés au public qui redoreront ces 90 minutes brumeuses. Chan et moi, on s’est rencontré ni au bon moment, ni au bon endroit.

  • Grille de chansons :
  • Cherokee
  • Sun
  • 3, 6, 9
  • Human Being
  • King Rides By
  • Manhattan
  • Bully
  • Angelitos Negros
  • The Greatest
  • Always On My Own
  • Silent Machine
  • Back In The Days
  • Nothin But Time
  • Peace and Love
  • I Don’t Blame You
  • Ruin

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