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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Concert du 29 janvier 2007

Camera Obscura

dimanche 11 février 2007, par Jean-François Sénéchal

Donné le 29 janvier dernier à guichets fermés, le concert montréalais de Camera Obscura a livré une image fidèle de ce qui a fait le succès de leur troisième album en carrière. Très bien reçu de toutes parts, Let’s Get Out of This Country est un bijou indie pop qui réjouie à coup sûr les fans de Belle and Sebastian et autres formations héritières des années ’60. Avec une personnalité bien distincte, le groupe n’a cependant rien d’une copie conforme. Camera Obscura possède un son, une âme. Cette âme est peut-être avant tout celle de Tracyanne Campbell, tête pensante et vocaliste de la formation. Du haut de ses cinq pieds, elle s’est présentée dans une tenue (très sobre) rappelant ses inspirations sixties. Sur scène comme sur disque, Campbell sait mettre en valeur sa voix fragile pour interpréter des pièces où dominent amours brisés et espoirs déçus. Mélancolique, Campbell l’est à coup sûr. Mais elle possède aussi ce côté bourru que ses textes et son regard acéré - presque toujours braqué sur la salle et ses auditeurs -, mettent en évidence. La musicienne était accompagnée par cinq comparses, à tout dire fort discret. Le concert a fait la juste part entre des pièces dynamiques et d’autres davantage down tempo, alternées de façon efficace. Les trois simples du dernier album (Lloyd, I’m ready to be hearthbroken, Let’s Get Out Of This Country et If looks could kill) ont bien sûr été entendus. Un bref rappel a terminé la prestation.

Une mention spéciale doit être accordée au groupe qui a ouvert pour Camera Obscura : The Essex Green. Également signée chez Merge, cette formation aux concerts biens rodées, formée d’excellents musiciens, propose des pièces énergiques aux structures pop parfaites et un son fortement inspiré des sixties (les Byrds en premier lieu), légèrement psychédélique. Leur plus récent opus, Cannibal Sea, fut par ailleurs l’un des meilleurs albums de 2006… malencontreusement passé sous les radars, sinon des critiques, pour sûr du public. La formation aurait par ailleurs mérité le premier rôle d’une tournée bien à elle. Peut-être est-ce pour cette raison que le public a eu droit, pour son plus grand bonheur, à une prestation allongée. Espérons que la visibilité qu’offre cette tournée à The Essex Green lui procurera la reconnaissance qui lui revient.

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