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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

6 novembre 2006

Califone

vendredi 24 novembre 2006, par Jean-François Sénéchal

Le concert de Califone à Montréal, le 6 novembre dernier, faisait suite à la sortie de leur excellent opus Roots & crowns. Le quatuor, transformé en trio pour l’occasion, a offert une performance représentative de leur travail axé sur des expérimentations à la fois dissonantes et captivantes, anarchiques et savamment arrangées. Califone, c’est aussi le mariage élégant et brutal entre l’ancien et le nouveau, les sonorités électroniques et le lointain héritage blues. La formation sait comment mélanger et malaxer, marier le violon et le clavier, passer d’un état à un autre, changer de dynamique. Entre les grandes envolées délirantes émergent parfois des îlots harmonieux, une terre ferme sur laquelle il est bon d’accoster après un voyage sonore orageux. Des mélodies efficaces sont alors au rendez-vous, sorte de recentrement sur l’essentiel, le cœur, la voix. En concert, de longues pièces généralement instrumentales et davantage expérimentales ont ainsi alterné avec des compositions au format plus conventionnel, très appréciées du public. C’est surtout au cours de ces pièces que Tim Rutili (guitare sèche, clavier) met en valeur sa voix profonde et éraillée, souvent maquillée par des filtres. Les autres membres de la formation, Jim Becker (guitare électrique, violon et banjo) et Ben Marassella (batterie et percussions), ont fait preuve tout au long de la performance de cette même indolence manifestée par Rutili. Les pièces furent néanmoins interprétées avec rigueur et générosité. Ce fut un concert centré sur les textures, jouant avec les contrastes de sonorités et de tempos, le chaud et le froid, la proximité et la distance. Ce fut un concert à l’image de Califone.

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