[] [] [] [] [] []

SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Accueil du site > Concert > BROKEN SOCIAL SCENE

Cordés comme des épis de maïs !

BROKEN SOCIAL SCENE

Samedi le 18 décembre 2010 au Métropolis de Montréal

mardi 21 décembre 2010, par Olivier Boivin

C’était probablement le spectacle le plus attendu du mois de décembre pour les amateurs de musique indépendante du grand Montréal. Ils étaient là, au nombre de onze, bien installés, les pieds ancrés sur la scène du Métropolis, excités de remonter aux barricades pour nous présenter leur croustillant dernier album intitulé Forgiveness Rock Record, sorti le 4 mai dernier. Leur tournée, The Forgiveness Rock Record Tour était chaleureusement réchauffée en première partie par Here We Go Magic, un groupe baroque pop de New York. Tout était là pour se sentir dans une fête. Ils ont offert un spectacle de près de 3 heures en mélangeant anciennes réalisations et leur son plus actuel. Un spectacle aux effets de lumières épileptiques, multicolores, fluo, explosifs, bref, un véritable stroboscope du grand cercle chromatique se précipitait tout droit vers nos iris aveuglés.

Les guitares ont pris du temps à s’ajuster équitablement au reste de l’ensemble, mais pour tout le reste, c’était chargé à bloc ! Fait surprenant, les générations qui se sont déplacées pour y assister : ils étaient beaucoup plus jeunes qu’on aurait imaginé. Beaucoup d’hipsters de 18 à 25 ans, mais une bonne proportion des spectateurs étaient probablement des fans de longue date et semblait être dans la trentaine, allumés de voir leurs idoles se trémousser devant eux.

Le décor se voulait sobre : un écran de projection illustré d’une montagne dont la saturation était très poussée dans des tons tantôt orange fluorescent, tantôt mauve ou bleu indigo (montagne ressemblant à celle de la pochette du dernier disque). La batterie se trouvait tout juste devant cette projection et en avant-scène, cordés comme des épis de maïs, un trompettiste, deux saxophonistes et deux trombonistes soufflaient tous à leur tour les notes (très justes et précises) de leurs compositions complexes. La magnifique voix de Lisa Lobsinger, nue pied sur scène, à la chevelure frisée et châtain clair imposante, était présente et souple. Malheureusement, pour être totalement honnête avec vous, j’ai dû quitter un brin avant la fin.

Par chance, rassurons-nous, j’ai entendu à travers les branches qu’ils auraient interprété une ancienne pièce du groupe Rage Against The Machine. Tout compte fait, le choix des pièces (Texico Bitches était particulièrement réussie) a contribué à ce que ce soit génial, mais ce qui semblait le plus intrigant dans tout ça, c’est les membres du groupe qui semblaient très heureux de se voir réunit afin de créer leur art. La foule applaudissait avec une appréciation indiscutable en réponse à leur bonne humeur. C’était professionnel comme performance, exactement ce pourquoi la salle était remplie samedi soir.

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0