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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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RÉCONCILIER LE PRÉSENT AU PASSÉ

BLONDE REDHEAD

Samedi 16 octobre 2010 au Métropolis, Montréal

jeudi 21 octobre 2010, par Olivier Boivin

Il est un peu dépassé 21h lorsque Blonde Redhead débute leur performance, en ce soir frisquet d’octobre. On dévoile dès le départ deux pièces de Penny Sparkle, leur dernier album (ayant incorporé maintenant un nouveau processus créatif modifié par la venue de Henrik et Peder, duo de réalisateurs suédois derrière le succès de Fever Ray). L’appréciation du nouvel album est à ce point controversé que je me demandais comment allait se dérouler la soirée. Heureusement, dès la troisième chanson, on a choisi d’explorer les succès du passé, au grand plaisir des fidèles.

On casse donc la glace avec Will There Be Stars, la seule pièce vocale masculine du nouveau disque. L’aura se fait ressentir jusqu’au deuxième étage, là où je me trouve. La deuxième chanson débute avec la chanteuse au clavier qui porte un masque métallique argenté tout droit sorti de Star Wars et très douteux. Heureusement, elle le porte que pour sa première chanson. Les éclairages sont changeants, dans des tonalités de mauve et rose. L’élément de scène le plus marquant est la dizaine de parapluies tous placés contre le mur sur deux rangées, ouverts et recouverts de doré métallique. Chacun des parapluies (que je pensais être des cymbales géantes au départ) a son projecteur personnel blanc. En alternance, les vêtements blancs des membres se transforment en mauve lumineux grâce aux « black lights ». Ils s’illuminent au rythme des pièces qu’on entend d’une qualité excellente et chaleureuse. J’allais oublier de parler également des dizaines d’ampoules placées aléatoirement autour des instruments donnant une atmosphère lumineuse orangée relaxante. C’est bientôt l’Halloween et ça se sent. Rapidement, rendu à la troisième pièce du spectacle, Blonde Redhead recule dans le temps ; on y étale à ma grande surprise les pièces les plus rock de l’album 23, puis quelques-uns de Misery Is A Butterfly et même de Melody of Certain Damaged Lemons. Les amoureux de leur passé ne font que crier de joie.

Pour clore le spectacle d’une durée de 1h30, ils ont performé quelques-unes de mes préférées de leur dernier album ! J’étais choyé : Love or Prison, Oslo et Spain. Le groupe avait l’air équilibré et dans un esprit plutôt festif, moins déprimé. Très puissante comme prestation, ayant vogué avec flexibilité sur une vue d’ensemble de leur carrière, malgré toutes les opinions négatives sur Penny Sparkle que j’ai pu entendre, ils ont su prouver que leur nouvel univers est finalement une suite logique qui s’incorpore parfaitement avec l’ensemble de leurs œuvres. Ce fut un moment de tendresse, une douce nostalgie qui m’a fait un bien spécialement au bon endroit, au cœur. Je leur en suis fort reconnaissant.

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