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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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Live à la Sala Rossa

Black Heart Procession / Dévics

le 2 août 2006

jeudi 3 août 2006, par Nicolas Pelletier

Quand la Sala est remplie un mercredi soir où tombe rien de moins qu’un déluge (bon Dieu, quelle météo…), c’est qu’on a affaire à un excellent groupe. Black Heart Procession, ce quintette de San Diego fondé sur les cendres du mémorable Three Mile Pilot, était de passage ce soir et ses nombreux fans - autant francophones qu’anglophones - n’ont pas voulu manquer ça.

Et ils n’ont pas été déçus. Si l’arrière de la salle se montrait un peu plus indisciplinée, l’avant buvait littéralement les paroles de l’imposant Pall Jenkins, une sorte de Frank Black du Sud, et ne manquait pas un accord du pianiste Tobias Nathaniel, de caractère plus renfermé. Les gars y mettent vraiment tout leur cœur et ça s’entend, ça se sent. Si leurs chansons sont un peu semblables au niveau mélodique, chacune est poussée avec toute l’âme nécessaire (Not just words, de leur tout dernier opus, The spell) et est présentée dans des arrangements originaux. On y entend régulièrement du violon, du piano, en plus des traditionnelles guitare/basse/batterie, mais également de la scie musicale ! La voix de Jenkins est incontournable. Granuleuse et légèrement nasillarde, elle est puissante et claire. L’homme n’hésite pas à exprimer haut et fort ses émotions, même s’il est souvent question de peines d’amour et de sentiments sombres. Enfin, un chanteur « dark » qui s’assume et ne marmonne pas d’incompréhensibles lamentations dans sa barbe.

En première partie, une belle découverte en ce groupe de Los Angeles qu’est Dévics (oui oui, avec un « e » accent aigu). Une musique simple et épurée, sur laquelle trône la douce et vaporeuse voix de Sara Lov, qui n’est pas sans rappeler celle de Jordi Rosen (pour les connaisseurs de talents locaux) ou encore Hope Sandoval (pour les fans de Mazzy Star). Eux aussi s’amusent avec des arrangements originaux tels que des combinaisons piano/contrebasse/batterie/porte-voix.

Le parcours des deux principaux concepteurs de Dévics, Lov et le pianiste et guitariste Dustin O’Halloran est particulier. Lov est née à Hawaï, mais fut kidnappée par son père après le divorce de ses parents et a grandi en Israël. O’Halloran, pour sa part, est originaire de Los Angeles, mais suite à la maladie de sa mère, il dut partir vivre chez son père à l’âge de 6 ans… à Hawaï ! Les deux complices se sont rencontrés en Californie au collège.

Bref, deux excellents groupes qui vont bien ensemble et qui tournent ensemble, pour le plus grand bonheur de ceux et celles qui braveront l’étrange météo des derniers temps.

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