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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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Un passage éphémère

BIG PINK, THE

Lundi 30 novembre 2009 à la Sala Rossa, Montréal

jeudi 10 décembre 2009, par Éric Dumais

Il fallait être courageux pour braver le froid hivernal lundi soir dernier, date à laquelle The Big Pink était présent à Montréal pour présenter son premier album, A Brief History Of Love. J’ai donc enfilé pour l’occasion mitaines, foulard et manteau (capuchon compris), et j’ai embarqué dans le métro de Montréal. Direction : Sala Rossa.

Arrivée : rue Saint-Laurent. La Sala Rossa est une salle mignonne, de petites dimensions, mais incomparable à l’étouffoir qu’est le Savoy. Il s’échappe de l’endroit une ambiance intime et romantique à la española !

À 21:00 précise, Crystal Antlers, un sextuor californien, monte sur la petite scène de la Sala Rossa, instruments en main. Leur prestation s’est avérée vraiment étonnante : chant époumoné, clavier épileptique, guitares hyperactives et percussions endiablées. Cet heureux mélange de saveurs nous a permis de découvrir un goût pour l’expérimental et la mélodie frénétique, mais avec des rythmiques bien travaillées et une approche simpliste et efficace. Crystal Antlers, même avec cette courte prestation, a réussi à réchauffer l’atmosphère et à faire monter la sueur au plafond de la Sala Rossa. Mais ce qui est dommage, par contre, c’est qu’elle n’a pas eu le temps de retomber sur les fans des Big Pink, tellement la prestation fut de courte durée.

À 22:20 précises, et ce, après s’être fait attendre un peu trop longtemps à mon goût, les quatre membres de la formation The Big Pink montent sur la scène sans grandes salutations. La foule, d’une centaine de personnes tout au plus, s’est rapidement rapprochée au moment où les lumières se sont tamisées sur des effets de fumée vaporeuse, de stroboscopes hallucinogènes et de projecteurs multicolores accrochés au plafond. Au moins, la mise en scène en valait le déplacement. Deux longues minutes de clavier déjanté et de guitare saturée à l’os, avec une basse qui semblait vouloir faire éclater les murs de la Sala Rossa, aboutissent finalement sur Too Young To Love, deuxième pièce de l’album, ce qui démarre tranquillement mais sûrement le spectacle. D’une durée précise de 45 minutes, le show s’est avéré intense, mais beaucoup trop court. Surtout que les Big Pink ne sont pas les musiciens les plus dégourdis de la scène musicale anglaise ! C’est donc de manière quasi robotique qu’ont défilées les meilleures compositions, à savoir Velvet, Frisk, Crystal Visions, Tonight et Dominos. Plusieurs pièces étaient jouées lentement, avec une rythmique très smooth, ce qui n’apportait aucun dynamisme et d’énergie à la prestation. La rythmique endiablée de Dominos a pris fin subitement, sans avertissement. On avait le goût d’en redemander encore. Pas de rappel. Aucun espoir de retour. La soirée est terminée.

Étonnamment, personne n’a cherché à scander « The Big Pink » à tue-tête, dans l’espoir qu’ils reviennent avec au moins une chanson ou deux de plus. Les spectateurs semblaient satisfaits de la courte prestation des Anglais. Qu’il en soit ainsi !

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