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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Baby Darling Doll Face Honey que ça rockait !

BAND OF SKULLS

Samedi 14 novembre 2009

mardi 24 novembre 2009, par Éric Dumais

À l’automne, la rentrée culturelle de Montréal est chaque année remplie à ras bord d’événements divers, que ce soit des spectacles de musique, des festivals de cinéma, de musique d’ici ou d’ailleurs, des pièces de théâtre et j’en passe. Samedi soir dernier, c’était l’euphorie en ville. Alors que The Creepshow jouait au Studio, que Skinny Puppy s’occupait de la foule du Club Soda, que Jean Leloup se produisait au Metropolis rue Sainte-Catherine, un trio venu directement d’Angleterre montait pour la troisième fois cette année sur la scène montréalaise.

C’est à peine à quelques portes près du célèbre chanteur québécois Jean Leloup que Band Of Skulls nous offrait les dernières pièces de leur opus intitulé Baby Darling Doll Face Honey. Le concert, d’une durée d’une heure précisément, était à la hauteur du talent et du peu de popularité (pour l’instant) du jeune trio anglais.

Pour ceux qui ne connaissent pas Le Savoy, c’est la salle qui est située au même endroit que le Metropolis. Vous entrez, sortez votre ticket, et le monsieur qui le déchirera vous le dira assez rapidement : « pour ceux qui vont au Savoy, montez les escaliers à droite ! » Une fois en haut, la surprise est totale : la salle est minuscule et très intime. Disons qu’elle ressemble, proportionnellement parlant, au Rainbow ou au Petit Campus. C’est donc un peu plus de 150 personnes qui se sont entassées au Savoy pour savourer les compositions du premier effort de Band Of Skulls.

D’abord, les spectateurs avaient la chance d’assister à la courte prestation de Dukes Of Burgundy, un quatuor montréalais pas mal du tout. L’influence indie rock qui parcourait la majorité de leurs pièces était une entrée en matière assez savoureuse… et avouons-le franchement : ils ont réussi à réchauffer l’atmosphère. À 22h00 précise, Band Of Skulls faisait son premier accord de guitare sur la chanson Light Of The Morning, celle qui entame en coup de couteau leur album. Étonnant. La voix de Russel Marsden est semblable à celle entendue sur l’opus et l’acoustique est étonnamment bonne pour une aussi petite salle. Rassurant.

Band Of Skulls a donné une prestation réservée mais enflammée. Ils avaient l’air de bonne humeur, malgré la réserve typiquement anglaise. Ils ont tout de même enchaîné les meilleures compositions de Baby Darling Doll Face Honey qui sont respectivement Death By Diamonds And Pearls, I Know What I Am et Fires. C’était intense… et ça ne faisait que commencer ! Russel Marsden, Emma Richardson et Matthew Hayward se sont donnés comme il le pouvait, sans toutefois offrir une prestation inoubliable. Disons que la publicité qui entoure le band depuis quelques mois dans les journaux porte à croire que Band Of Skulls est beaucoup plus connu.

Côté technique, Le Savoy n’est pas la meilleure salle pour offrir une prestation haute en couleurs. La scène est en coin, au fond de la salle. Un poteau rouge trône devant, au beau milieu, ce qui bloque évidemment la vue aux spectateurs qui sont coincés derrière. L’éclairage n’offrait rien de spectaculaire non plus. De rares projecteurs diffusaient un éclairage beaucoup trop intense au-dessus des musiciens, les éclairant comme si nous assistions à une pièce de théâtre ou à une soirée de poésie. À quelques reprises, des projecteurs de couleurs bleu et rouge ont vacillé, mais rien d’extraordinaire au niveau visuel.

Band Of Skulls a offert un bon spectacle, de courte durée, certes, mais qui valait quand même le détour. Le public, on le voyait, aimait leurs chansons et ne se gênait pas pour chanter sur les refrains accrocheurs. Mais bon, une heure est vite passée, et… la soirée est déjà terminée !

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