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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Place au magicien siffleur

ANDREW BIRD

LaTulipe, Montréal, 26 septembre 2007

jeudi 25 octobre 2007, par Nicolas Pelletier

Le multi-instrumentiste de Chicago Andrew Bird était de passage à Montréal le 26 septembre dernier. Bien que peu connu du grand public, l’auteur-compositeur-interprète de 34 ans a réussi à remplir le Théâtre LaTulipe, un mercredi soir pluvieux. Et son public ne fut pas déçu !

D’Andrew Bird, je ne connaissais pas grand-chose. Son duo avec l’excellente Émily Loizeau (Bird/Loizeau, c’est marrant, d’autant plus que ce sont leurs vrais noms !) sur London Town m’avait inspiré de bons sentiments, surtout que l’autre collaborateur d’Émily, Franck Monnet, s’est révélé une belle découverte avec son pays imaginaire de « Malidor ». C’est donc avec les oreilles vierges, mais bien ouvertes que nous arrivâmes sur le Plateau.

Mais en première partie, c’était Martin Dosh, le batteur de Bird, qui nous a fait la démonstration de son talent, en solo. Pas tant en tant derrière les tambours, mais plus avec ces fameuses « pédales à looper ». Dosh programme quelques rythmes de bases, pianote quelques très belles mélodies puis mêle le tout avec plusieurs couches de sonorités divers (xylophones, dissonances, etc.). Le résultat semblait confus à prime abord, mais s’est vite transformé en une ambiance agréable et variée.

Bird a suivi, accompagné par le bassiste-guitariste-choriste Jeremy Ylvisaker qui complétait le trio. Superbe musicien aux 1001 talents, Andrew Bird a des affinités avec Jeff Buckley (Armchairs), par sa fougue et sa théâtralité scénique, et aussi Belle & Sebastian (Fiery Crash), pour le côté plus pop soft qui émane de ses airs. Il n’a peut-être pas la puissance vocale de Buckley ou de Rufus, mais Bird est un multi-instrumentiste de talent. Ses airs plutôt pop rappellent parfois les années 60 (Byrds, Kinks, etc.), parfois des artistes plus actuels (Joseph Arthur, -M-, Morrissey).

D’abord violoniste (il a suivi la méthode Suzuki alors enfant, puis a plus tard gradué en violon à l’Université Northwestern !), il chante et siffle (!) magnifiquement bien. La plupart de ses mélodies lui viennent un peu n’importe quand au quotidien, et il les maîtrise ensuite en sifflant. En spectacle, d’ailleurs, il siffle souvent, ce qui est superbe, mais un peu redondant à la longue.

Bird, à l’instar de Buckley ou même de Brel, fait vivre son interprétation avec tout son corps. Il épouse littéralement chaque chanson et la livre avec intensité. Un plaisir à voir et à entendre.

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