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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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Les sixties en 2013

ALLAH-LAS

LE 12 AVRIL 2013, NATIONAL, MONTRÉAL

mercredi 8 mai 2013, par Marc-André Pilon

Le premier disque des Allah-las est paru il y a quelques mois. Avec un son fermement ancré dans le Los Angeles de la fin des années 60, le groupe a bien assimilé le côté surf et pop-rock de l’époque pour nous donner quelque chose d’à la fois vintage et pertinent.

L’attitude ultra cool qu’ils ont pendant leur performance est en fusion avec cette même qualité qui est présente dans leur musique. Même si la sono au National n’était pas à son mieux (faut dire qu’ils jouent pas mal moins fort que les Black Angels dont ils assument la première partie), le quatuor rend justice aux sonorités de l’album. Pour la plupart des pièces, on y va de la formule guitare acoustique, guitare électrique (au début, je croyais que c’était une Rickenbacker, mais non, il s’agissait d’une Murph, guitare produite dans le sud de la Californie dans les années 60), basse et batterie, formule on ne peut plus simple, mais grandement efficace lorsqu’elle est bien amenée, comme ce fût le cas ici.

Les Allah-Las sont donc originaires de L-A, et quand on leur demande quel est l’avantage d’y rester, les gars n’ont que de bonnes choses à dire de leur ville. « La proximité de bons disquaires, pleins de clubs sympa pour les shows et des groupes locaux extraordinaires. Nous aimons la musique de partout dans le monde, et écoutons différents genres, mais nous ressentons une plus grande connexion avec les artistes, d’hier comme d’aujourd’hui, qui font ressortir le côté romantique de la Californie. »

En voyant leur État natal au travers du regard d’artistes comme Arthur Lee et Love, des Beach Boys, de Rain Parade, de Beachwood Sparks, d’Ariel Pink, etc., cela leur permet de bonifier ce qu’ils aiment à propos de leur région, tout en les amenant à tenter de créer leur propre interprétation du son et du « feel » de l’endroit.

Si la tournée avec les Black Angels se déroule bien, le groupe est très content d’y avoir fait la rencontre avec les Montréalais Elephant Stone qui jouent en premier. « Nous avions fait notre propre tournée dans le sud des États-Unis avant de nous joindre au Black Angels. La tournée est super. Nous ne connaissions pas Elephant Stone avant et ils sont maintenant parmi nos groupes favoris. »

Première visite en sol montréalais gratifiée d’une tempête de neige printanière, Allah-Las foule tout de même les planches du National en nous partageant le soleil californien. Les mélodies, à défaut d’être très originales, sont très catchy et les harmonies et chœurs très justes. J’avais un peu peur que tous ces éléments de l’album soient mal transposés sur scène, mais ce n’était aucunement le cas.

On peut suivre les Allah-Las avec leur émission Reverberation ((http://reverberationradio.com ), et, connaissant leurs goûts musicaux, j’ai demandé aux musiciens de nous recommander leurs incontournables par décennies, alors, les voici :

- 1950 : Eden Ahbez, Chico Hamilton
- 1960 : Love, Beach Boys, Kinks, Velvet Underground
- 1970 : Jonathan Richman, Big Star
- 1980 : Rain Parade, Gun Club
- 1990 : Spacemen 3, The Feelies
- 2000 : Beachwood Sparks, Belle & Sebastian
- 2010 : Nick Waterhouse, white fence

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