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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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AKRON/FAMILY

20 février 2011 au Il Motore, Montréal

jeudi 3 mars 2011, par Nicolas Pelletier

Cette froide soirée d’hiver a débuté dans un Il Motore plein à craquer avec une formation instrumentale, Delicate Steve, projet solo de Steve Marion, assisté sur scène de cinq musiciens. Multi-instrumentiste en studio, Steve s’en est tenu à la guitare électrique ce soir-là. Un tout petit modèle d’ailleurs, qui semblait avoir été construit par un artisan. La musique du quintet était étonnement accrocheuse et mélodique, ce qui n’est pas commun chez les formations qui s’abstiennent de chanter. Bien que guitariste principal, Marion ne se prenait pas pour un soliste qui épate par sa technique. Non, sa musique est plutôt mélodique. Les excellents musiciens qui le complétaient, dont le bassiste groove Adam Pumilia et le percussionniste qui s’exécutait debout, Mike Duncan ont aussi beaucoup contribué au grand intérêt des fans d’Akron/Family qui découvraient, ravis, l’œuvre de Delicate Steve, du New Jersey.

Arrivèrent ensuite le trio de Portland. Dana Janssen, Seth Olinsky et Miles Seaton promirent dès le départ de nous transporter dans un univers un peu magique, très ensoleillé et relaxant, comme une vacance éternelle sur la plage... Amusée, la foule bigarrée joue le jeu, lève le bras au ciel, ferme les yeux et se laisse transporter. La musique d’Akron/Family, fidèle à leur récent et excellent opus "Akron/Family II : The Cosmic Birth and Journey of Shinju TNT" (dont on parle dans nos pages) ne touche plus au folk : elle plonge sans retenue dans un psyche rock riche et envoutant. Après quelques titres chantés, les 3 gars plongent vraiment dans leur bulle ; l’un d’eux s’assoit même sur le tapis en zigonnant sur sa guitare électrique bourrée d’effets. Certaines personnes dans la foule sont assises par terre au milieu de la pièce, la tête entre les mains, d’autres adoptent des postures de méditation, ou de prière, yeux clos... Ils trippent.

C’est aussi à ce moment que plusieurs décrochent, dont votre humble serviteur et sortent prendre l’air, malgré les -20 degrés bien sentis. Le manque de confort de la salle et l’intensité du trip intérieur de la Famille venant à bout de leur fatigue. On se rabattra sur leur excellent album, bien installé dans son sofa à la maison, avec son relaxant préféré et un casque d’écoute de qualité supérieure.

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