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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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La surprise surgit où on ne l’attendait pas

A CAMP / GENTLEMAN REG

En concert au Club Lambi, le dimanche 31 mai 2009

mardi 9 juin 2009, par Nicolas Pelletier

Dimanche soir dernier au Club Lambi sur la Main, plusieurs amoureux de Nina Persson, jadis chanteuse des Cardigans et maintenant leader du trio A Camp, attendaient avec impatience la charmante blonde aux jolies fossettes. Mais ils ont d’abord rencontré Reg Vermue, leader de Gentleman Reg, dont la voix et le sens mélodique en a charmé plus d’un.

Gentleman Reg, un quintet de Trenton en Ontario, a présenté un joli lot de très belles mélodies dont plusieurs étaient extraites de leur 5e et plus récent album, « Jet Black », paru sur étiquette Arts & Crafts plus tôt cette année. Certains moments faisaient penser au Velvet (The Boyfriend Song), d’autres aux Pixies, et ailleurs, on a entendu un bout de new wave des années 80 (We’re in a Thunderstorm, un potentiel tube de dance floor) et du rock groove (You Can’t Get It Back). De façon générale, on sentait qu’on avait devant nous un auteur-compositeur-interprète efficace et confiant, en pleine maîtrise de ses moyens, supporté par un groupe plus effacé mais non moins pertinent. Lorsque Gentleman Reg lancent un morceau, ils sautent dedans à pieds joints. Point d’intro et d’élucubrations musicales, ils nous envoient la mélodie dans les dents dès les premières secondes et les voilà lancés. Reg, un albinos barbu ouvertement gai, pousse même l’audace à présenter une sirupeuse ballade… qui a très bien tourné ! Dans ces moments calmes, Reg rappelle à la fois Aimee Mann, Morrissey et Rufus Wainwright ; on y découvre un auteur sensible et une voix magnifique et particulièrement stylée.

Ce groupe a eu la sagesse (et le talent) de bien doser le volume de leurs instruments et particulièrement la vélocité de la batterie - tenue fort efficacement par mademoiselle Dana Snell - ce qui a permis à la centaine de curieux massés au Lambi de bien apprécier le chant et les paroles de Gentleman Reg, un mélodiste au talent indéniable.

A Camp défoncent le Lambi

Le trio A Camp, en formation quintet pour l’occasion, ont ensuite pris la scène d’assaut… comme s’ils débarquaient devant plusieurs milliers de personnes, avec leur énergique pop et une présence scénique plutôt intense, A Camp se sont malheureusement enterrés eux-mêmes, notamment à cause du jeu peu subtil du batteur. Trop souvent, la magnifique voix de Nina se perdait dans la masse musicale au volume inutilement élevé pour une si petite salle. Celle-ci a présenté de très beaux morceaux, comme Love Has Left The Room et leur tube de leur premier album éponyme paru en 2001, I Can Buy You.

Persson s’était auparavant illustrée au sein des Cardigans, groupe Suédois encore plus pop qu’A Camp, qui nous avait servi l’accrocheuse My Favorite Game, comme principal tube. Généreuse, Nina a invité Reg à remonter sur scène pour y interpréter un duo avec elle, une ballade qui, malheureusement, ne semblait pas dans la bonne tonalité pour son invité.

Dommage qu’A Camp n’ait pas choisi de poursuivre la pourtant excellente voie du dépouillement acoustique, tel qu’on peut le voir et l’entendre dans la version acoustique de Love Has Left the Room sur leur site myspace. Le charme de Nina y est décuplé.

Au bout d’une demi-douzaine de chansons, toutes aussi standard et pareilles les unes que les autres, votre humble serviteur commençait à trouver ce dimanche soir un peu long et a quitté la salle, un peu déçu de la performance machinale d’A Camp, mais assez ravi d’avoir découvert Gentleman Reg en première partie.

- Texte et photo par Nicolas Pelletier

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