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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Fantasia 2010

METROPOLIS

Allemagne | 147 min

samedi 24 juillet 2010, par Éric Dumais

Vers le mois de juillet 2008, une nouvelle importante a bouleversé le monde du cinéma : on a retrouvé, en Argentine, une version presque intégrale du film Metropolis, qui s’apparente étrangement à la version longue présentée dans les salles berlinoises en 1927. C’est la raison pour laquelle nous aurons la chance, le mercredi 28 juillet prochain, de revoir ce grand classique du cinéma allemand à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Mais ce n’est pas tout. La version qui nous sera présentée a été allongée de 25 minutes de nouveau matériel, soit 1 257 plans, et de plusieurs scènes inédites diffusées en version intégrale. Si vous faites partie des chanceux qui ont réservé leurs sièges, vous aurez la chance d’entendre une toute nouvelle trame sonore du film jouée en direct par un orchestre ! Le compositeur de renommée internationale, Gabriel Thibaudeau, sera en compagnie de ses 13 musiciens professionnels, afin de rendre l’expérience encore plus vivante. À vos agendas personnels, car la soirée du 28 juillet risque d’être… inoubliable !

Le film Metropolis, paru en 1927, est un des chefs-d’œuvre de science-fiction les plus vénérés de l’histoire du cinéma. Par ailleurs, l’opus expressionniste du réalisateur autrichien Fritz Lang a été tourné pendant la période de la République de Weimar (1919-1933), en noir et blanc. L’histoire, d’une complexité certaine, met en scène une mégapole appelée Metropolis, qui se délimite en deux zones bien précises : d’une part, la ville haute, à l’intérieur de laquelle vivent les familles dirigeantes, celles qui abusent avec délectation de l’oisiveté, du luxe et de maints divertissements ; et, d’autre part, la ville basse, où vivent les pauvres travailleurs qui font fonctionner la ville à la sueur de leur front. Un jour, une jeune femme, Maria (Brigitte Helm), décide d’envoyer illégalement des ouvriers en bas âge dans la ville haute, dans le but d’établir une entente entre les deux classes. Cependant, le dessein de Maria échoue en raison des forces de l’ordre, qui vont lui refuser le droit de passage. Mais Freder Fredersen (Gustav Frölich), un des fils d’un important dirigeant, tombe en amour avec la jeune femme. Son désir le pousse alors jusqu’à la ville basse, où il fera des pieds et des mains pour retrouver la jeune femme. Une fois sur place, il voit un ouvrier complètement épuisé faillir à son travail, quelques secondes avant qu’une terrible explosion n’éclate. La machine, un monstre épouvantable, dévore les ouvriers un après l’autre… S’ensuit alors une série de péripéties qui valent à elles seules votre présence le 28 juillet. Venez en grand nombre, vous risquez d’être éblouis par la splendeur et la grandiloquence de cet événement !

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