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Neil Young’s Music Box : Here We Are in the Years

YOUNG, NEIL

Sexy Intellectual/MVD

samedi 31 décembre 2011, par Nicolas Pelletier

(3/5) C’est toujours agréable d’en apprendre davantage au sujet d’un artiste qu’on apprécie. Pour peu qu’on aime le folk, Neil Young est un incontournable. La force de Young, après toutes ces années, est de demeurer un musicien « aux oreilles ouvertes » qui ne s’est jamais cantonné dans un style. Ce documentaire base son propos sur les multiples influences de Young, du folk des débuts, aux attirances plus tardives vers la musique électronique allemande, du punk puis du grunge.

Le prolifique auteur-compositeur-interprète qui a grandi à Winnipeg et Toronto avant de s’installer aux États-Unis a produit plus d’une trentaine d’albums studio. Certains étaient des navets absolus (Trans, de ’82) ou du moins des déceptions assez fortes (Everybody’s rockin’, de ’83 ou Arc de ‘91) mais jamais personne ne pourra reprocher à Neil Young de ne pas être sorti de sa zone de confort, de ne jamais avoir essayé autre chose que sa formule gagnante. L‘ampleur de certains échecs vient surtout du fait qu’il a produit de tels chefs-d’œuvre au fil de sa carrière (Everybody Knows This Is Nowhere, de ’69, Harvest, de ’72, Tonight’s the Night, de ’75, Rust Never Sleeps, de ’78, Freedom, de ’89, Ragged Glory, de ’90 ou la bande sonore de « Dead Man », en ’95, pour ne nommer que ceux-là) que ses fans sont devenus très exigeants au fil du temps. Son prix d’album de l’année aux Junos en 2011 pour « Le Noise » (réalisé par Daniel Lanois) démontre encore sa pertinence.

Ce DVD retrace la longue et brillante carrière de Neil Young, surtout à travers les explications de journalistes et connaisseurs. On y retrouve à peine une petite minute d’entrevue avec Young lui-même. Durant les 25 premières minutes de ce DVD qui en comprend 140, on y parle de ses influences principales. On y explique entre autres qu’il était presque obsédé par Roy Orbison, dont la voix puissante et touchante a toujours été un modèle. Young ne dispose certainement pas de la même portée vocale, mais il a réussi à exploiter la même « zone » que son idole, en transmettant sensibilité, intimité et une certaine dose de drame émotionnel par moments, comme sur la belle Birds de ’70. Young est également obsédé par la guitare, qu’il apprend en écoutant les musiciens surf de sa jeunesse, comme Dick Dale, les Shadows, les Ventures, etc. N’ayant pas la prestance d’un Elvis ou d’un Orbison, Young travaillera à devenir à la fois un brillant auteur-compositeur en plus d’un excellent guitariste. Il développera son style bien à lui, devenant lui-même un influenceur majeur.

À part le fait que ce DVD passe un peu trop de temps à expliquer en profondeur certaines influences (avait-on besoin de dix minutes sur les surf bands et des entrevues avec des musiciens de cette époque ? Ou de passer dix autres minutes à tenter de démontrer l’ascendant des Beatles et des Stones sur sa carrière débutante ?), il n’échappe aucun aspect de la brillante carrière de Neil Young. Après 47 minutes, on est encore en train de discuter de l’époque de Buffalo Springfield... C’est vous dire à quel point les analystes interrogés traitent le sujet en profondeur !

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