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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

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De Aaron Aites, Audrey Ewell

UNTIL THE LIGHT TAKES US

Factory 25/Sonic Unyon

samedi 7 mai 2011, par Jeff Bugz

(4/5) Il y a deux façon de voir les documentaires : soit qu’on les ignore car le sujet nous touche peu, soit qu’on s’y lance à fond. Quand c’est un thème musical, il est encore plus facile d’y embarquer, quoiqu’il faille tout de même être attiré par les artistes, le style ou le sujet. Il y a plusieurs bons rockumentaires. Hype !, sur la scène de Seattle, en était un marquant. Until the Light Takes Us cible la scène black métal norvégienne des années 80 et 90, ainsi que l’histoire lugubre qui entoure un certain noyau du milieu. Certes, j’entends des gens penser tout haut « beurk…du black métal… » !

À ces sceptiques, soyez rassurés : j’ai écouté ledit film de plus de 90 minutes avec une personne qui n’apprécie pas du tout ce style musical et tout s’est bien déroulé, personne n’a eu envie de poignarder personne, le chat à continué à roupiller sur le divan et Charles Manson ne nous est pas apparu en bigoudis en hurlant de décapiter des porcs.

Le film contient une bande sonore formidable, où on y entend, bien sûr, des extraits de groupes black/doom, mais également du post-rock et du pop. Les images HD oscillent entre de superbes plans de la Norvège, de vieux bâtiments et de mauvais plans de caméra à l’épaule à la Musique Plus, en majorité plus de bien que de mal.

Les réalisateurs du film rencontrent quelques personnages importants de la scène black métal. Des membres de Mayhem, Burzum, Darkthrone, Immortal et quelques autres y tiennent en quelque sorte la vedette. Chacun raconte le mouvement selon son opinion : le culte des débuts de cette scène marginale, évoquant les confréries, la révolte et l’agressivité, tout en y racontant les histoires ténébreuses. Un clan incluant Varg Vikernes (Burzum), entre autres, s’amusait à mettre le feu aux églises afin de protester contre celles-ci, en niant que cela faisait partie de rituels sataniques (selon eux, des faussetés inventées par les médias). On y raconte aussi des histoires de meurtres, paranoïas et suicides. Vikernes raconte pourquoi il à écopé de 20 ans de prison (en direct de sa chambre du pénitencier à sécurité minimum, quelque temps avant sa libération).

Que vous soyez amateur de ce genre de musique, de culte satanique, ou de documentaires policiers, vous y trouverez votre compte sans aucun doute. Le travail de montage des deux passionnées Aaron Aites et Audrey Ewell est colossal et impressionnant. De plus, sur la version deluxe (DVD ou BluRay), vous obtenez plus de 200 minutes de suppléments et d’entrevues intégrales.

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