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TRUTH OR DARE : A CRITICAL MADNESS

MVD/SRS Cinema

samedi 4 septembre 2010, par Éric Dumais

(0.5/5) Cher(s) cinéphile(s), l’occasion est venue pour moi de vous parler de l’un des pires films d’horreur qu’il m’a été donné de voir dans ma courte vie, et probablement le pire navet réédité en 2010, Truth or Dare : a Critical Madness. Réalisé en 1986 par Tim Ritter, un réalisateur indépendant, ce film mélange de manière maladroite deux genres filmiques qui, dans d’autres circonstances, vont si bien ensemble : le suspense et l’horreur. Ritter, que l’on connaît pour ses films de série B, tels que Killing Spree, Creep, et plus récemment Reconciled Through the Christ, est aussi un écrivain à ses heures. Il a publié le roman The Hammer will Fall et une semi-autobiographie, qui s’intitule Unreel.

Grosso modo, Truth or Dare est le récit d’un homme, Mike Strauber, qui, au terme d’une journée de travail éreintante, rentre chez lui et découvre sa femme Sharon au lit avec son meilleur ami. Dans un excès de colère incontrôlable, Mike quitte la maison au grand désarroi de sa femme et s’enfuit à bord de sa voiture. S’ensuit alors une série de scènes toutes aussi pathétiques les unes que les autres, et grâce auxquelles on peut voir le protagoniste sombrer dans la folie, et devenir complètement fêlé suite au jeu… Truth or Dare !

À part le fait que le film ne dure pas plus d’une heure et trente minutes, il n’y a pas tellement de commentaires positifs à dire sur ce grand navet de l’Histoire du cinéma indépendant. D’abord, il faut avouer que le récit, qui n’est sans doute pas l’œuvre d’un auteur à succès tel que Stieg Larsson, ne contient aucun élément digne de mention. En effet, les personnages sont d’une platitude éblouissante, le jeu des acteurs est exagéré et totalement faux, et les péripéties manquent énormément de crédibilité. La musique, qui sonne très 80’s, n’est pas du tout effrayante. Imaginez la musique du film Nightmare on Elm Street, divisez-la par le nombre de frissons que vous avez eus pendant l’écoute, et vous obtenez le nombre de sauts que vous aurez pendant le film, c’est-à-dire aucun ! Les dialogues sont d’une naïveté déconcertante et d’un mauvais goût risible. Voici un exemple : Mike Strauber, vers la fin du film, est assis au volant de sa voiture, le visage masqué. Au moment où il s’arrête à une intersection, un homme, planté au beau milieu de la route, l’interpelle en lui disant : « You’re weird asshole ! » Puis, dans un excès de colère incompréhensible, l’inconnu lui crie en plein visage : « Fuck you man ! », et lui lance sa canette de bière. S’ensuit alors une poursuite en voiture digne d’un téléroman aussi féroce que Top Modèles ou Dallas, à la suite duquel l’homme en furie brûlera vif, suite à l’explosion de sa voiture.

Comme vous pouvez le constater, Truth or Dare : a Critical Madness n’a pas du tout satisfait aux exigences du cinéphile en moi, et il n’est pas parti pour être réédité en 2034. Tim Ritter n’a pas du tout réussi à instaurer au sein de son film les principaux mécanismes du suspense, et, pire encore, il n’a pas été capable de réaliser un film d’épouvante un tant soit peu effrayant. Espérons pour lui qu’il aura la chance d’apprendre de ses erreurs et de ne jamais refaire un film comme celui-ci. J’oubliais, le film Truth or Dare fait partie d’une trilogie…

Aurez-vous la force de les écouter tous les trois ?

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