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THE SACRED TRIANGLE : BOWIE, IGGY & LOU 1971-1973

Sexy Intellectual/MVD

samedi 23 avril 2011, par Nicolas Pelletier

(3/5) Est-ce qu’on apprend quelque chose dans ces 107 minutes consacrées aux trois légendes du rock que sont David Bowie, Lou Reed et Iggy Pop ? Si on est moindrement attentif à leur carrière, non. Mais les néophytes des trois artistes, ayant débuté leur carrière dans la dernière moitié des années 60, verront la relation créative entre ces trois monuments.

Au début des années 70, aucun des trois musiciens ne connaissant une grand gloire : Bowie était considéré comme un « one-hit wonder » avec Space Oddity de 1969, Lou Reed avait quitté le Velvet qui, de toute façon, n’avait jamais joué devant de grandes foules même dans ses belles années et Iggy Pop, quant à lui, était aux prises avec de graves problèmes de consommation de drogues dures. Bref, ce n’était pas des stars… En ’71 donc, Bowie, qui a toujours eu le flair pour reconnaître les tendances et les artistes originaux, s’envole à New York où il a la chance de rencontrer Reed, dont il est un fan depuis les débuts du Velvet. Il va également rencontrer Andy Warhol à sa fameuse Factory du 33 Union Square West, où traine Iggy qui agit comme figurant dans un de ses films. Bowie siphonne les influences à gauche et à droite, notamment dans la pièce « Pork » de Warhol, audacieuse comme tout ce qu’il a fait, qui est présentée à Londres et qui donnera des idées de costumes à l’équipe qui entoure Bowie.

Cette synergie a servie à Bowie dans la conception de ce qui allait être son chef-d’œuvre, Ziggy Stardust, puis à produire le brillant « Transformer » de Reed, qui contient ses classiques Walk on the Wild Side, Perfect Day, Vicious et tant d’autres, et finalement à Pop de s’assumer à fond avec « Raw Power », sorti en ’73 et produit par Bowie. Iggy n’aura jamais la prétention « artistique » des deux autres, mais il se plaît probablement dans ce rôle d’iconoclaste du rock, de bête sauvage incontrôlable basée sur ses instincts plutôt que dans celui d’auteur transcendant, ce qu’il n’a jamais été. Au sortir de ces années charnières, les trois artistes se sont envolés chacun sur leur voie, fabriquant leur légende. Ils se recroiseront ici et là (surtout Bowie et Pop) et restent, encore aujourd’hui, de bons amis.

Un documentaire somme toute intéressant par les extraits en concert ou photos prises en dehors de la vie publique. Il ne contient aucune interview des trois principaux intéressés, mais compte plutôt sur la participation de leur entourage (de Billy Name à Jayne County, en passant par les gens de MainMan et le gérant d’Iggy) et ne surprendra pas les fans de Bowie, Reed et Pop.

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