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Monogamies - Comment une chanteuse country a fucké ma vie sexuelle

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THE COLOR OF NOISE

Robellion/MVDVisual

vendredi 15 janvier 2016, par Jeff Bugz

(4/5) Pour moi Amphetamine Reptile à toujours été dans l’ombre des labels au cœur de la musique grunge des années 80-90. Le label se faufilait quand même bien dans les rangs de Sub Pop, K, Up, C/Z, Touch & Go et autres grands labels américains ayant eu du succès avec ce style musical. AmRep pour sa part fonçait dans des contrés plus obscures, plus près du métal et c’est avec des parutions plus exclusives de groupe comme Mudhoney ou les Melvins qu’ils ont attiré le plus d’attention.

« A Film About The Artist Haze XXL and And His Notorious Record Label Ampetamine Reptile Records. »

Sur ce documentaire on y retrouve un peu la genèse, avec pas mal de modestie, dans un flot d’images parfois trop rapides(le nom des artistes passe rapidement et les sujets changent un peu sans avertissement). Le tout comporte quelques longueurs mais s’écoute très bien pour près de deux heures de musique « in your face ». On peu rire à quelques endroits, surtout avec les anecdotes concernant Lubricated Goats ! Buzz des Melvins raconte aussi sa vision de l’époque et plusieurs autres artistes plus ou moins connus tel que les Cows. Un bon paquet des artistes du label défile avec leurs histoires et des extraits de performances en concert parfois trop courtes. On peut y voir Unsane, Today is the Day, Chokebore, Steve Turner (Thrown-Ups/Mudhoney) et bien entendu des membres du célèbre groupe Helmet. Ce dernier est sans doute celui qui à fait connaître la compagnie de disque au monde entier grâce à leur succès commercial survenu par la suite.

Les faits intéressants proviennent surtout de l’amour de Haze XXL (Tom Hazelmyer) pour la musique, l’art et la vitalité de sa ville. Aujourd’hui bon père de famille, il raconte les démarches, d’autres anecdotes et on se rend vite compte qu’au fond il a des tendances redneck.

On y découvre aussi que plusieurs semblent avoir eu de gros problèmes de consommation, le chanteur des Cows raconte avoir pris un acide à chacun des concerts et parfois même lors des pratiques du groupe. À plusieurs moments, les artistes sont accompagnés d’un verre de bière durant leurs entrevues et répètent bien aimer la boisson. C’est respectable mais est-ce un besoin de le montrer tout au long du documentaire ?

Le film laisse beaucoup de place aux designers des affiches et pochettes d’albums. Il est fort intéressant de voir Frank Kozik raconter sa version et surtout de voir plusieurs de ses images ainsi que celles du collaborateur d’AmRep défiler (parfois trop rapidement).

Ce documentaire pourrait vous faire découvrir un label important des années 90, malgré qu’il faut définitivement aimer le style passant du stoner au hardcore au métal au garage rock n’roll ! À noter que le boitier contient un DVD, un Blu-Ray et un livret.

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