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Les Criquets Crinqués (CISM 89,3 FM)

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LIVING AND THE DEAD, THE

Danger After Dark/TLA

samedi 8 janvier 2011, par Éric Dumais

(3/5) Rares sont les films au cœur desquels la maladie mentale est abordée de front. Dans la plupart des cas, l’acteur manque de crédibilité ou, pire encore, la plume malhabile du scénariste fait en sorte que le récit court droit à sa perte. Il semble cependant que le cinéaste britannique Simon Rumley, réalisateur du film d’horreur psychologique The Living and the Dead (2006), ait réussi un défi de taille : transposer à l’écran les instants de folie d’un schizophrène qui n’est plus en mesure de reconnaître ne serait-ce qu’une infime part de réalité. C’était un défi de taille.

The Living and the Dead n’est pas la première œuvre cinématographique du réalisateur Simon Rumley. Ce dernier a réalisé, au cours de la dernière décennie, bon nombre de films tous genres confondus, dont Strong Langage (2000), The Truth Game (2001), Club Le Monde (2002) et plus récemment Red White & Blue (2010).

Et quelle histoire tordue nous a-t-il préparée au juste ? Le film met en scène une famille fortunée, dont le père, Donald Brocklebank (Roger Lloyd Pack, Harry Potter and the Goblet of Fire) doit s’occuper de sa femme gravement malade et de leur fils James, atteint de schizophrène. James n’est pas toujours de tout repos et Donald, désespéré, doit s’assurer que son fils prenne quotidiennement sa dose de médicaments recommandée, en plus de veiller sur l’état de santé de sa femme. Un beau jour, Donald reçoit un coup de fil important et annonce à sa femme qu’il doit s’absenter du manoir familial pendant quelques jours. Il fait donc appel aux bons soins d’une infirmière, afin que cette dernière s’occupe adéquatement de sa femme et de son fils pendant son absence. Mais James, aussitôt son père sorti, verrouille toutes les portes et fenêtres du manoir et cesse de toutes prises de médicaments. Évidemment, il sombre très rapidement dans un labyrinthe mental complexe duquel il ne possède pas les capacités mentales de se sortir. Qu’arrivera-t-il à la mère de James si l’infirmière n’est pas en mesure d’entrer dans le manoir ? Donald reviendra-t-il à temps pour sauver sa femme des mains meurtrières de James ?

The Living and the Dead est une œuvre qui présente un travail de réalisation exemplaire. La direction photo instaure dès le début du récit une ambiance sordide, se situant à la limite de l’insoutenable, et rappelle de près l’histoire sordide intitulée La Chute de la maison Usher du poète américain Edgar Allan Poe. Autres éléments digne de mention : la caméra à l’épaule et l’avance rapide permettent de montrer avec précision l’état de folie de James à chaque fois qu’il traverse une crise de démence. Par contre, il faut avouer que le scénario n’arrive pas à la cheville des histoires de génie de l’auteur américain Stephen King, mais l’effort est néanmoins là, et le résultat, potentiellement bien réussi.

Si vous avez envie d’un bon divertissement d’horreur à déguster à l’heure du thé, seul ou entre amis, le film The Living and the Dead est pour vous. Frissons garantis.

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