[] [] [] [] [] []

SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Accueil du site > Cinéma & DVD > DVD > BOWIE, DAVID

Rare and Unseen

BOWIE, DAVID

Weiner World/MVD

samedi 21 janvier 2012, par Nicolas Pelletier

(3.5/5) Ce documentaire est un intéressant assemblage d’interviews avec la légende du rock qu’est David Bowie, à travers plusieurs époques, des débuts à la fin des années 60 (Space Oddity) aux années 2000 (Earthling).

Ce qui est particulièrement captivant et pertinent avec ce DVD est le fait que le Bowie plus âgé commente des bouts de films plus anciens, comme cette entrevue en profondeur par Russell Harty avec un artiste visiblement plus ou moins connecté avec la réalité. Confus ou mystérieux par moments, le Bowie interviewé en 1975 via satellite alors qu’il est à L.A. est aussi sérieux et profond.

Le Bowie des années 2000, jovial et en santé, y va de révélations claires et presque candides sur sa consommation de drogues, sur ce qu’il a vécu, abandonnant son personnage complètement et expliquant ses différentes décisions de carrière, de ses phases d’intérêts et des gens avec lesquels il travailla, passant d’une influence à l’autre : d’Iggy Pop à Brian Eno.

On y découvre un Bowie super sympathique, généreux de son temps avec les journalistes et surtout généreux de ses réponses à leurs questions. L’une réussit à jaser avec le chanteur en 1978 quelques minutes avant qu’il ne monte sur scène. Bowie y est aussi à l’aise que s’il était dans son salon, pas nerveux le moins du monde, ni « dans sa bulle », ni prétentieux. Il répond aux questions, comme toujours, avec réflexion et justesse, presque toujours un peu surpris qu’on s’intéresse tant à lui. Jamais il ne donne l’impression d’être pressé, ni que ces questions l’énervent.

Moins intéressantes sont les répétitions en préparation à la tournée qui suivit l’album « Never Let me Down Again » de 87, pas vraiment son meilleur. Les guitaristes Carlos Alomar et Peter Frampton y confient qu’ils y passent du bon temps à jammer en groupe, mais la musique produite à cette époque était loin des grands moments de Bowie, d’où le peu de pertinence à plonger en profondeur dans cette période. Curieusement, le montage de ce documentaire est maladroit et comprend quelques répétitions inutiles.

Autre détail inutile, mais marrant, qu’on remarque : peu importe l’époque, les cheveux de David Bowie sont toujours impeccables !

Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0