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SALON DU DISQUE ET DES ARTS UNDERGROUND DE MONTRÉAL

Un film de Robert Ménard et Michel Côté

CRUISING BAR 2

(Alliance Viva Film)

samedi 28 juin 2008, par Jean-François Rioux

(3/5) Près de 20 ans après la parution du classique film québécois Cruising Bar, Robert Ménard et Michel Côté décident de se remettre au travail pour nous offrir la suite. Les quatre célibataires, ou nouveaux célibataires, reviennent à l’aventure 15 ans plus âgés. Bien entendu, après un succès populaire comme leur premier film, les attentes étaient grandes. Cependant, il ne faut pas oublier que le but ici est de faire rire et amuser les gens, pas de se rendre aux Oscar.

Malgré quelques mauvaises critiques des médias concernant l’histoire, le film continue là où il avait laissé, laissant vieillir les personnages jusqu’au début de leur cinquantaine. Le taureau, le lion, le paon et le vers de terre restent les parfaits « losers » qu’ils étaient auparavant. L’histoire du taureau se complique : sa femme, épuisée de vivre dans la tromperie, le met à la porte. Le lion vit de durs moments au travail et avec sa blonde qui le quitte. Le paon prend très mal sa récente rupture, lui qui était en couple depuis presque trois mois (il allait fêter ses trois mois de couple dans quelques semaines !). Le vers de terre reste le même mou irrécupérable, timide, sans ambitions. Le point en commun de ces personnages ? Ils sont pathétiques !

Le film n’est pas tordant : on rit de bon cœur et il y a quelques moments de rigolade un peu plus intense. Cependant, rien de plus que ce que le premier Cruising Bar nous avait offert. Justement, revenons à ce premier film qui était bien intéressant, innovateur au point qu’il vieillit très bien. La suite est un peu servie à la même sauce, aucune intrigue, on laisse aller les personnages un peu comme une télé-réalité. L’humain curieux se réconforte du malheur et de la maladresse de ses semblables et cet effet est toujours présent dans cette suite. Michel Côté est bien amusant dans le rôle de ces quatre personnages, malgré que le vers de terre nous fait rire aussi simplement qu’avec des mimiques à la Mr. Bean. Tout ce qu’on aurait pu souhaiter de plus, c’est de rire davantage à en avoir mal au ventre, ce qui malheureusement n’a pas été le cas.

Bref, une suite logique, amusante sans devenir une comédie hilarante comme un film à la Dîner de con, par exemple, où l’on rit du début à la fin. Certains se reconnaîtront, d’autres reconnaîtront leurs parents ou encore le gros « mon oncle » qui traîne dans une discothèque branchée.

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