En Californie, le soleil brûle d’une noirceur sordide. Finis les bikinis et la crème à bronzer, l’heure est au massacre sur les « dancefloors ». Ce second crime de Vanishing, plus hermétique et torturé résonne tel l’écho d’une ombre en sursis mutilée par des déhanchements spasmodiques. Les vocalises de Jesse Eva, maudites incantations sexualisées, nous entraînent dans un tourbillon psychotique dont la danse est la seule issue. Les cuivres moins présents qu’auparavant, tels une faible incandescence, nous leurrent pour mieux nous anéantir ou nous plonger vers une sombre fin. Si dans les ténèbres dansent les morts, alors Vanishing symbolise l’expiation de nos péchés ; au pire, le bannissement dans les limbes. Aujourd’hui, l’obscurantisme porte un nouveau nom.
Desc. : Electro-clash post-punk
R.S.V.A. : Bauhaus, The Hacker, Sisters of Mercy, Miss Kittin
